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Groupes d’épargne et de crédit au Burkina : Plus de quatre milliards de FCFA enregistrés en seulement 12 mois d’activité

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo, a présidé le forum national sur les groupes d’épargne et de crédit, premier du genre, au Burkina. Un forum tenu à Koupela, chef-lieu de la province du Kouritenga, région du Centre-Est. Ce premier forum organisé au profit des femmes a été placé sous le thème : « Autonomisation des femmes par la promotion des groupes d’épargne : solution efficace pour lutter contre la pauvreté et renforcer la résilience dans nos communautés ».

Plus de quatre milliards de FCFA enregistrés avec des bénéfices en seulement douze mois d’activité sur le terrain. C’est le bilan des activités des groupes d’épargne et de crédit dressé au cours de ce forum national mis en place par Plan international Burkina au profit des femmes de six régions.

Ainsi, ce bilan a reçu les félicitations et les encouragements de la présidente de la cérémonie à savoir la ministre en charge de la Femme, Marie Laurence Ilboudo. Selon elle, quatre milliards c’est beaucoup mais par rapport à la demande, c’est peu et il faut encore faire plus. C’est pourquoi, explique-t-elle, ces groupes d’épargne et de crédit doivent être boostés pour toucher un grand nombre de femmes, parce que l’autonomisation n’est pas seulement un mot mais un processus qu’il faut accompagner en formant les femmes pour qu’elles puissent savoir comment prendre les crédits et quelle épargne elles peuvent faire pour booster leurs productions ou leurs activités. « C’est un paquet, c’est-à-dire un accompagnement holistique qui leur permet de scolariser leurs enfants et d’avoir accès aux soins de santé. Ce qui nous permet, nous en tant que ministre en charge de la Femme, d’encourager cette initiative, parce qu’elle permet d’améliorer les conditions de vie des femmes », a laissé entendre Marie Laurence Ilboudo.

Denis Tiendrébéogo, représentant résident adjoint de Plan international Burkina

Par ailleurs, ce type d’initiative est aussi engagé au niveau du gouvernement notamment à travers le FARRF (Fonds d’appui aux activités rémunératrices des femmes) qui permet d’octroyer des prêts aux groupements et aux porteurs de projets, a-t-elle fait savoir. Elle précise que tous ces instruments mis à leur disposition les aident à prendre en charge leurs familles et il faut mettre des moyens en place pour regrouper le grand nombre de femmes et développer des stratégies de mobilisation des ressources.

Le représentant résident adjoint de Plan international au Burkina, Denis Tiendrébéogo, a pour sa part souligné qu’avec plus de quatre milliards de FCFA d’épargne mobilisée par les femmes et rendue publique à travers ce forum, c’est pour montrer que ces crédits d’épargne pourront aider à atteindre l’autonomisation des femmes et lutter contre l’exclusion. C’est aussi montrer qu’à travers l’accompagnement, l’on pourra également permettre à la femme d’être épanouie et une femme épanouie, c’est une société épanouie ; ce qui contribue au bien-être des ménages, de la communauté et aussi à l’éducation de leurs enfants.

Plusieurs recommandations faites aux premiers responsables

Le forum national des groupes d’épargne et de crédit a permis aux femmes de se parler et de faire mieux présenter les défis auxquels elles sont confrontées. Au titre des recommandations, Mariam Ouédraogo, représentante des femmes, a cité entre autres l’appropriation de l’approche des groupes d’épargne et de crédit par le gouvernement, la mise en place d’un cadre de concertation des acteurs des groupes d’épargne et de crédit au niveau national sous la tutelle du ministère en charge de la Femme, et la facilitation de l’intégration de ces groupes dans le dispositif de FAARF et des filets sociaux surtout dans les zones à fort défi sécuritaire.

Des recommandations que la première responsable des femmes a jugées réalistes et réalisables. Elle indique que c’est bon d’élargir cela à d’autres secteurs d’activités comme l’agriculture et les ressources animales, parce que ce sont des secteurs où il y a plus de 70% de femmes que dans d’autres domaines d’activités.

Mariam Ouédraogo, représentante des femmes

Plus de 180 000 membres enregistrés en fin septembre 2020

Le projet est mis en œuvre dans six régions et à travers cette approche, ils ont pu mobiliser plusieurs membres. Par le biais de ce forum, ils ont voulu aussi demander l’accompagnement des autres acteurs et en tant que promoteurs de cette approche, de pouvoir la vulgariser pour qu’elle soit une réalité dorénavant et non comme une marque déposée de Plan international Burkina. Les activités du forum se sont consacrées au cadre de concertation où les femmes se sont réunies et ont fait des recommandations qui ont été portées à l’attention de la ministre en charge de la Femme et aussi au niveau de Plan international Burkina. Ces recommandations seront prises en compte afin de les aider à être autonomes.

En somme, les groupes d’épargne et de crédit sont une approche de microfinance communautaire mise en place depuis 2006 par Plan international Burkina. Cette approche communautaire est dénommée ‘’VSL’’ (Village savings and loans qui signifie groupes villageois d’épargne et de crédit). L’approche permet aux ménages d’avoir accès aux ressources financières à travers la mise en place d’un système de services financiers appartenant aux communautés et géré par elles-mêmes. A la date du 30 septembre 2020, ce sont 186 000 membres de 8132 groupes d’épargne et de crédit, répartis dans 66 communes, qui ont été enregistrés.


Lefaso.net

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