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Gestion des titres miniers au Burkina Faso : La commission d’enquête parlementaire publie son rapport

Photo d’illustration

La commission parlementaire sur la gestion des titres miniers et la responsabilité sociale des entreprises a mené une enquête qui s’est déroulée du 14 Juin au 11 septembre 2016. Au terme des investigations, la commission d’enquête est parvenue à un certain nombre de constats. Il s’agit essentiellement du manque à gagner, lié à l’emploi des expatriés évalué à 200 milliards de FCFA sur 5 ans.

Il ressort de la conclusion générale que le Burkina Faso regorge de nombreuses potentialités minières dont l’exploitation peut contribuer au développement de la nation. L’option des gouvernements antérieurs de faire de ce secteur un des leviers de la croissance économique n’est pas une vision erronée. Dans cette dynamique, le code minier de 2003 qui a attiré de nombreux investisseurs miniers n’a cependant pas pris en charge ni la maitrise des modèles financiers des sociétés minières, encore moins la vision d’un développement de la chaîne de valeur de ce secteur pour les populations et l’économie nationale.

C’est ainsi que les travaux de la commission, tout en reconnaissant des retombées financières pour le budget de l’Etat et certains budgets locaux, note cependant 551 163 803 556 FCFA de manque à gagner pour l’économie et les populations, et cela sans compter le manque d’informations financières exhaustives de 2005 à 2010 et les manques à gagner non chiffrables.

Ce tableau comparatif interroge la gouvernance du secteur des mines et sa cohérence avec les autres segments de l’économie. La forte part de manque à gagner liée à l’emploi des expatriés (Plus de 200 milliards de F CFA sur 5 ans) met à nue l’absence d’une réelle politique de formation et d’emploi de burkinabè dans le secteur.

Les visites terrain des députés, la récurrente plainte des populations sur la dégradation de l’environnement, l’important portefeuille de permis de recherche et d’exploitation encore valides, l’ineffectivité du fonds de réhabilitation de l’environnement, les énormes coûts humains et écologiques de l’exploitation artisanale de l’or (Orpaillage) mettent également à nue l’incohérence et la faiblesse de l’Etat.

Juste Bancé (Collaborateur)

Ecdufaso.com/Ecodafrik.com

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