Connecte-toi avec nous

Finances

   |

Gestion de la dette publique

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a reçu en audience, le mercredi 29 mars 2017, un groupe d’experts du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, venu lui faire le point de l’évaluation du cadre de la dette publique Burkinabè.
 
Le gouvernement burkinabè a sollicité l’assistance technique des institutions de Bretons Woods pour évaluer le cadre de gestion de la dette publique. La visite des émissaires du FMI et de la Banque mondiale au Premier ministre Paul Kaba Thiéba, le mercredi 29 mars 2017, fait suite à cette requête. A l’issue d’une séance de travail à la primature, le conseiller en management de la dette publique du FMI, Dissou Oumar, a dévoilé les grandes articulations de l’entrevue avec le chef du gouvernement. «Nous avons procédé au diagnostic et discuté des conditions d’amélioration avec le Premier ministre. Les discussions vont se poursuivre avec les autorités burkinabè en vue d’améliorer le cadre de gestion de la dette publique», a confié Oumar Dissou à sa sortie d’audience. A propos de la dette publique du pays, l’expert a affirmé «qu’elle est bien gérée avec un niveau bas et une bonne base dans les différentes administrations qui participent à la gestion de la dette publique».
-gestion-de-la-dette-publique_58dc173a3933d_l250_h250Si tout semble aller pour le mieux dans la gestion de la dette publique, les experts étudient les options pour «élever le standing» de cette gestion car, s’est engagé M. Dissou, les deux institutions seront toujours disponibles pour accompagner le Burkina Faso dans le renforcement des capacités afin de mieux appréhender tous les défis liés à cette question assez spécifique et pointue. «Il n y a pas de filières dans les universités dédiées à la gestion de la dette. C’est sur le tas que ceux qui en sortent apprennent. Le FMI, avec l’expérience acquise dans d’autres pays, peut mettre ces leçons à la disposition des cadres burkinabè ici comme à Washington», a indiqué Oumar Dissou. Le Burkina Faso a plus que jamais besoin de cette expertise au moment où le Plan national de développement économique et social (PNDES), financé en partie par des emprunts sur le marché financier, a atteint une phase cruciale de mise en œuvre.
En effet, les types de financements sollicités (les partenariats publics privés (PPP)) diffèrent des pratiques connues jusque-là. D’autres défis sont donc apparus et avec eux, la nécessité de sensibiliser le personnel spécialisé à ces contraintes, aux risques et aux coûts de ces types de gestion. Présent à cette séance de travail, le DG du Trésor et de la comptabilité publique, Nabi Abraham Ouattara, a reconnu qu’ils convient effectivement d’adapter les capacités d’analyses de la dette publique aux nouvelles contraintes dans la cadre de la mise en œuvre du PNDES. En clair, mieux s’outiller pour choisir les offres d’endettement qui posent le moins de problèmes.

Mahamadi TIEGNA
sidwaya

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles