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Fuite des capitaux : Plus de 1053 milliards en pertes sèches entre 1970 et 2012

Les chiffres font froid dans le dos. Entre 1970 et 2012, plus de 1053 milliards de FCFA se sont « volatilisés » du Burkina Faso. Pour l’année 2012, la fuite des capitaux représentait plus de 22% du PIB national. Ces chiffres proviennent de l’étude « fuite des capitaux hors du Burkina Faso : facteurs sous-jacents et impact sur les recettes fiscales ». Les investigations ont été menées par le Centre d’analyse des politiques économiques et sociales (CAPES) en collaboration avec le Consortium africain pour la recherche économique (AERC).

 

Cette évasion fiscale a été rendue possible entre autres par la falsification des montants des importations et des exportations de biens et services entre le Burkina Faso et les pays industrialisés, les comptes résiduels de la balance des paiements, les transferts de fonds non enregistrés. En 2012, la fuite des capitaux représentait l’équivalent de la totalité des recettes fiscales recouvrées par le pays au cours de ladite année. Parmi les mis en cause, figurent des hommes d’affaires et certains hauts dignitaires. Pour se remplir les poches, ils procèdent par surfacturation des importations, sous-déclaration des recettes d’exportations, paiements irréguliers de notes de frais d’hôtel, transport physique d’importantes sommes lors de voyages hors du pays,… Cette fuite des capitaux est favorisée par l’instabilité politique, la hausse des revenus des ressources naturelles, l’afflux d’endettement extérieur, etc. Cette étude révèle que le Burkina Faso perd environs 200 milliards de francs CFA chaque année pour non maîtrise des exonérations fiscales. La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) travaille actuellement sur un   dossier de 116 milliards de francs CFA sur lesquels pèsent des soupçons de fuite de capitaux. Pour réduire les risques de fuite de cerveau, l’étude recommande l’amélioration de la performance des régies de recettes pour débusquer le faux dans les écritures comptables des importateurs et exportateurs, l’amélioration de la gestion des ressources naturelles afin de réduire la fuite des capitaux provenant du secteur minier, le renforcement de la croissance économique.

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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