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FISCALITE D’ENTREPRISE: Entrepreneurs culturels et artistes renforcent leurs capacités

Le ministère de la Culture et du tourisme a initié une formation au profit des entrepreneurs culturels et artistes. C’est le Secrétaire général dudit ministère, Désiré Ouédraogo qui a, au nom de son ministre ouvert les travaux le 26 juin 2015 à Ouagadougou. L’objectif de la formation est de structurer et développer l’économie de la culture pour améliorer la rentabilité du secteur culturel afin d’accroitre sa contribution à la croissance et au développement durable.

Une rencontre d’information sur la fiscalité au profit des artistes et les entrepreneurs culturels a été initiée par le ministère de la Culture et du tourisme ce 26 juin 2015 à Ouagadougou. La rencontre, tenue à la Chambre du Commerce et de l’industrie a été parrainéa par l’administrateur du CITO, Martin Zongo. Désiré Ouédraogo, SG du ministère de la Culture et du tourisme a, au nom du ministre de la Culture et du tourisme, patron de la cérémonie invité les entrepreneurs culturels à une assiduité aux travaux. Car, a-t-il dit, « L’un des instruments qui doit être bien maitrisé par ces jeunes entrepreneurs culturels, c’est la fiscalité. Elle est incontournable. Autant la connaître en vue de trouver des voies et moyens pour être en règle vis-à-vis de la fiscalité », a-t-il dit. Selon ses explications, son ministère a prévu une série de formations au profit des artistes et des entrepreneurs culturels. D’autres sont déjà réalisées, mais d’autres restent à réaliser, a-t-il confié. Les entrepreneurs culturels ont positivement salué l’initiative qui, pour eux, permettra de renforcer leurs capacités en matière de gestion de l’entreprise culturelle. Car cela pourrait permettre l’émergence des entreprises culturelles au Burkina. « Depuis que l’Etat a fait de la culture un secteur prioritaire, on peut dire que l’environnement est favorable à l’émergence d’entreprises culturelles. Quand on voit le potentiel que nous avons au niveau des différents arts, je pense qu’on peut simplement le développer et en faire de vraies entreprises. Il faut qu’il ait des mesures et d’accompagnement de la part de l’Etat pour permettre l’émergence de cette industrie culturelle », a indiqué Salif Sanfo, opérateur culturel. A l’encore, l’entreprise culturelle au Burkina souffre du manque de financement comme les autres entreprises. « Le financement de la culture reste problématique au Burkina. Le bien culturel n’est pas le type de bien que les autres industries. On peut citer la question des fonds de garantie, la question de la défiscalisation de certains produits culturels pour pouvoir développer le potentiel. Par exemple, en musique, certains instruments de musique sont taxés de produits de luxe. », A-t-il déploré. Comme solution, Salif Sanfo souhaite que l’Etat Burkinabè soit le premier client du secteur privé de la culture. Pour lui, l’accompagnement de l’Etat doit être matérialisé par le renforcement des capacités des acteurs culturels. La mise en place de structure comme des pépinières d’entreprise culturelle, l’accompagnement de la petite et moyenne entreprise culturelle, à travers des systèmes de fonds de garanties. A l’entendre, des fonds peuvent être prélevés auprès des opérateurs miniers et ceux des téléphonies mobiles pour le développement de la culture.

Mounbarak SILGA
ecodufaso/ Group ecodafrik

 

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