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FINANCES- COOPERATION BOAD/BURKINA FASO : « On peut donc dire que l’année a bien commencé avec la BOAD » dixit Mme Reine Broohm-Ayeva

FINANCES- COOPERATION BOAD/BURKINA FASO : « On peut donc dire que l’année a bien commencé avec la BOAD » dixit Mme Reine Broohm-Ayeva, Chef de mission résidente au Burkina

 

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) vient de renouveler sa confiance au Burkina Faso à travers l’approbation de financement de projets publics et privés. Comment se portent les relations entre l’institution et ses partenaires nationaux ? Quel est le nouveau portefeuille de la BOAD au Burkina Faso ? Quels sont les secteurs prioritaires de financement ? Réponses avec la Chef de Mission Résidente au Burkina Faso, Reine Broohm-Ayeva. Lisez !

 

ECODUFASO : Quel est l’état des lieux de la coopération BOAD/Acteurs nationaux ?

Mme Reine Broohm-Ayeva La BOAD entretient de très bonnes relations avec ses partenaires nationaux que sont essentiellement l’Etat, les Institutions Financières Nationales (IFN) et le secteur privé.

Avec l’Etat, cette excellente coopération est l’expression du soutien constant que la BOAD apporte à l’Etat à chaque fois qu’elle est sollicitée, et cela se traduit dans les faits par les différents financements dont le Burkina Faso n’a cessé de bénéficier de la Banque. Je vais rappeler l’engagement pris par la Banque d’accompagner le financement du PNDES à hauteur de 300 M FCFA. En retour l’Etat également a une oreille attentive aux différentes sollicitations de la Banque, et honore aussi ses engagements envers la BOAD, en termes de remboursement des différents prêts à bonne date mais aussi en termes de respect des différentes clauses des accords de prêt. Nous pouvons dire que la coopération ne souffre d’aucun aléa.

Pour ce qui est des IFN, nous voulons d’abord rappeler qu’il s’agit d’un travail de complémentarité qui se fait avec elles et non de concurrence. En plus de mettre lignes de refinancement à la disposition de certaines, nous avons des prises de participations dans le capital de certaines et surtout, nous cofinançons avec elles différents projets. En effet, une des conditions de financement de la BOAD est que le projet soit cofinancé avec une banque locale. Donc nous travaillons en parfaite symbiose avec les IFN.

Au 31.12.2017 le montant cumulé des engagements de la Banque au Burkina Faso s’élève à environ 520 M FCFA, ce qui représente environ 10% des engagements de la Banque dans l’espace UEMOA.

Quelle appréciation faites-vous de l’environnement économique national ?

L’environnement économique a connu une évolution positive dans la mesure où on a enregistré une accélération du rythme de croissance de l’activité économique en 2017 notamment. Cela vient d’être confirmé par la BCEAO et les établissements de crédits agréés qui ont exprimé lors de leur rencontre ordinaire sur la situation économique du Burkina Faso en 2017 un satisfecit qui s’explique par un accroissement du Produit Intérieur Brut (PIB) estimé à 6,5% contre 5,9% en 2016. Et nous pensons que cette tendance pourra être maintenue grâce à l’activité minière et aussi aux investissements publics, tout cela avec l’aide bien attendu des Partenaires Techniques et Financiers (PTF).

A ce jour quel bilan révèle les actions de l’institution au Burkina Faso en au cours l’exercice 2017 ?

Au cours de l’année écoulée, la Banque a octroyé des financements à hauteur de 55,5 M FCFA à l’ensemble de ses partenaires nationaux. Ces différents financements concernent les secteurs de l’énergie, des infrastructures routières, de la cimenterie notamment, et une ligne de refinancement mise à la disposition d’une banque locale pour la campagne cotonnière 2017-2018.

En plus de ces financements, elle a mis à la disposition du gouvernement un montant de 250.000.000 de FCFA pour réaliser des études de faisabilité pour la construction de 3 barrages et de 600 Ha de terres aménagées sur le cours d’eau de la Faga.

La Banque a par ailleurs apporté son soutien sous forme de subventions à certains démembrements de l’Etat tels que l’API, le Ministère de la santé, la Direction Générale de la Coopération et aussi à une fondation, pour contribuer à des activités d’intérêt général organisées par ces différentes structures au cours de l’année 2017.

Quels sont les nouveaux portefeuilles en 2018 ?

La Banque a dans son pipe un certain nombre de projets en cours d’instruction qui pourront bénéficier de son accompagnement au cours de cette année 2018, sous réserve d’une évaluation concluante.

Le 1er CA de la Banque pour l’année 2018 s’est tenu le 21 mars, (il y a deux jours) et au cours de ce Conseil, il a été approuvé le financement de 3 projets pour le BF pour un montant total de 45 M FCFA. Il s’agit de 2 projets dans le secteur public et d’une ligne de refinancement accordée à une banque locale. On peut donc dire que l’année a bien commencé avec la BOAD.

Au niveau du secteur privé, nous avons quelques projets dans les secteurs de l’énergie solaire, de l’agro-industrie, des infrastructures essentiellement. Et la Banque reste disponible à accompagner d’autres projets du secteur public également, pour lesquels le Gouvernement voudra bien la saisir.

Et quels seront les secteurs prioritaires de financement pour votre institution ?

Tous les secteurs éligibles au financement de la Banque sont prioritaires : ce sont notamment l’industrie, les infrastructures, les mines, l’agro-industrie, les télécommunications, l’énergie, l’hôtellerie, etc…

Quels sont les perspectives de la BOAD au Burkina Faso ?

En termes de perspectives, la priorité est de respecter les engagements pris dans le cadre du financement du PNDES en accompagnant le gouvernement dans les projets prioritaires qui nous seront soumis et aussi renforcer le financement du secteur privé dans la mesure du possible.

Je vous remercie pour votre disponibilité.

Merci à ECODUFASO

 

Entretien réalisé par B.S

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.com / Ecodafrik.com

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