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FINANCEMENT DES ENTREPRISES : A la découverte de la mésofinance

 Le secteur privé est le moteur de la croissance. Ce discours est très souvent scandé par de nombreux décideurs. Seul bémol, au titre des difficultés rencontrées par les entreprises notamment les Petites et moyennes entreprises ainsi que les Très Petites Entreprises demeure la question de financement des entreprises pour leur croissance. Cette question est très opportune au point qu’elle a empiète relativement les relations de confiance d’avec le financement classique des banques. D’où l’idée de cette nouvelle alternative de financement, la méso finance.

 

Déjà développé dans certains pays africains tels la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Maroc, la méso finance est un financement qualifié d’intermédiaire destiné au PTE/PME. En grec, ‘mesos’ signifie médian, milieu. Cette nouvelle alternative regroupe donc toutes les initiatives qui permettent de financer le chaînon manquant de la finance, c’est-à-dire les clients, les institutions qui sont à cheval entre la microfinance et la finance bancaire. En clair, il s’agit de faire évoluer les formes de ‘banking’ pour cette clientèle particulière qui n’est financée ni par les banques, ni par les institutions de microfinance. Dans les cas d’espèce, on parle de downscaling ou de descente en gamme s’il s’agit d’institutions bancaires qui veulent conquérir ce marché et donc octroyer des financements inférieurs à la moyenne pratiquée, de upscaling ou de montée en puissance si cela est effectué par des institutions de microfinance qui veulent répondre aux attentes des TPE/PME.

Selon le Conseiller auprès de l’Appui au développement autonome (ADA), Luc Vandeweerd, par ailleurs spécialiste de la question les TPE/PME (Paperjam.lu) dans la plupart des pays du Sud et surtout dans les pays moins avancés, ont rarement accès au financement bancaire alors que celui-ci est primordial pour leur développement. Ce problème d’accès au financement provient du fait que les banques considèrent ces institutions trop risquées : manque de visibilité sur les projets à financer, absence de business plan, fonds propres et garanties insuffisantes, etc. À cela s’ajoute l’éternel argument avancé par les banquiers ‘classiques’ de la gestion et du suivi de crédits peu élevés qui se révèle donc très coûteux pour les banques. Pour pallier ce manque de financement d’institutions, qui demeurent pourtant un vecteur de croissance et de création d’emplois important, est apparue la méso finance.

Au Burkina Faso, le développement du secteur privé est un fait. Mieux ce secteur demeure l’un des plus grands employeurs et participe énormément au PIB national. Pour preuve, les statistiques de l’Institut National des Statistiques et de la Démographie (INSD) indiquent qu’en 2015 l’économie Burkinabé une situation de la contribution du secteur privé de -3,5% en décroissance pour le secteur primaire, d’une bonne tenue de l’activité économique du secondaire +9,6% et du tertiaire +4,4%. Les secteurs secondaire et tertiaire contribuent chacun à 2,0 points de croissance du PIB tandis que le primaire contribue à -0,8 point de croissance. Les impôts et les taxes contribuent à hauteur de 0,7 point à la croissance du PIB. En tout état de cause, le Burkina Faso gagnerai s’inspirer de l’expérience de ce qui se passe déjà ailleurs, étant données que le secteur privé est majoritairement composé de PME/PTE. D’où la nécessité pour les acteurs des finances d’envisager de nouvelles approches telle la méso finance.

 

Balguissa Sawadogo

Ecodufaso.Com/Ecodafrik.com

 

 

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