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Financement de la force du G5 Sahel: 170 milliards FCFA à mobiliser dont 70 milliards FCA annoncés

 
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabès de l’extérieur, Alpha Barry a animé, ce lundi 6 novembre 2017 à Ouagadougou, une conférence de presse. Les échanges ont porté exclusivement sur la mise en place de la force spéciale du G5 Sahel, regroupant cinq pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad), notamment son financement.
Le processus de mise en place de la Force spéciale conjointe du G5 Sahel est en cours. Pour l’instant, les cinq pays (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) composant le G5 Sahel, sont à l’étape de recherche de financements.
Le sujet a été au centre d’une conférence de presse animée, ce lundi 6 novembre 2017 à Ouagadougou, par le ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’étranger, Alpha Barry. Le ministre a fait le point de la mission qu’il a effectuée le 30 octobre dernier à New York, au siège des Nation unies. Il a expliqué que la rencontre new yorkaise a concerné l’examen du rapport du Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur le financement conséquent de terrain de la force du G5 Sahel. «La session a été assez riche pour les ministres des affaires étrangères du G5 Sahel que nous sommes», a situé Alpha Barry.

  Les journalistes ont voulu mieux comprendre le processus de financement de la force spéciale du G5 Sahel

Les journalistes ont voulu mieux comprendre le processus de financement de la force spéciale du G5 Sahel


Le chef de la diplomatie burkinabè a indiqué que l’on a besoin de 423 millions d’euros, soit 270 milliards de francs CFA pour que la force spéciale du G5 Sahel soit opérationnelle effectivement. Et de préciser qu’à ce jour, 108 millions d’euros ont été annoncés, soit 70,243 milliards F CFA. Selon le ministre le montant de 108 millions d’euros annoncés comprend les 50 millions d’euros que doivent mobiliser les pays du G5 Sahel.
Pour Alpha Barry, pour le moment, l’on est très loin du compte. Néanmoins, l’animateur de la conférence de presse a fait remarquer qu’il a eu une bonne nouvelle à l’issue de la réunion de New York car les Etats unis d’Amérique (USA) ont annoncé une contribution de 60 millions de dollars, soit environ 30 milliards de francs CFA, au niveau bilatéral. «Pour le moment, les Etats unis restent sur leur position et n’ont pas encore annoncé quelque chose au niveau multilatéral, c’est-à-dire au niveau de la force elle-même, bien qu’ils nous ont déclaré qu’ils soutiennent cette force», a souligné M. Barry.
L’apport des membres
Le ministre a rappelé que pour leur part, chacun des cinq pays du G5 Sahel doit contribuer à hauteur de 10 millions d’euros, soit 6,55 milliards de F CFA. M. Barry a renseigné que cette contribution des Etat membres du G5 Sahel doit se matérialiser en termes de déploiement sur le terrain. «Ce n’est pas une somme que chaque pays va verser en espèce, mais l’on a évalué ce que chaque pays va effectuer sur le terrain après le déploiement de la force, en termes de fournitures, d’équipements, etc.», a-t-il expliqué.
A entendre Alpha Barry, les pays membres du G5 Sahel sont conscients qu’il faut aller vite pour la mise en place de la force spéciale. «C’est pourquoi nous sommes en train de réunir l’ensemble de la somme nécessaire pour boucler le budget afin de pouvoir intervenir », a-t-il relevé, ajoutant que «la preuve est qu’il y a eu une opération qui a débuté la semaine dernière».
Foi de M. Barry, la lutte contre le terrorisme ne concerne pas seulement l’aspect guerre. En effet, selon lui, il y a aussi l’aspect renseignement qu’il convient de prendre en compte. Sans oublier le volet social dans lequel s’inscrit, a-t-il confié, le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) lancé par le gouvernement burkinabè.
Le ministre Alpha Barry (extrême gauche) a été entouré à la conférence de presse par des proches collaborateurs

Le ministre Alpha Barry (extrême gauche) a été entouré à la conférence de presse par des proches collaborateurs


Répondant à une question, Alpha Barry a déclaré que la contribution attendue des partenaires, n’est nullement, une forme de mendicité dans la mesure où le terrorisme est un phénomène planétaire et chaque pays, chaque partenaire au développement, doit contribuer à son éradication.
L’animateur principal de la conférence de presse a annoncé que l’agenda important pour le G5 Sahel, c’est la rencontre pour la mobilisation de fonds, prévue pour le 14 décembre 2017, à Bruxelles, en Belgique.

Alfred KANON

ecodufaso.com/ecodafrik.com

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