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Filière mangue : pour plus de compétitivité sur le marché international

La Direction régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat des Hauts-Bassins, en collaboration avec le Cadre intégré renforcé du ministère en charge du Commerce a organisé, le 16 juillet 2015 à Bobo-Dioulasso, un atelier sur la filière mangue. La rencontre avait pour but de sensibiliser les acteurs du domaine sur les enjeux de la transformation et de la commercialisation de la mangue au Burkina Faso.

L’atelier a regroupé les producteurs, les exportateurs et les transformateurs de la mangue autour du thème « La transformation et la commercialisation de la mangue au Burkina Faso, défis et opportunités ». C’est la coordonnatrice régionale du Projet d’appui aux filières agro sylvo-pastorales (PAFASP), Djénéba Tapsoba, qui a entretenu les participants sur le thème. De sa communication, il ressort que la filière mangue représente la principale activité du sous-secteur fruits et légumes. Les vergers de manguiers occupent une superficie avoisinant les 33 701 hectares. La production au Burkina Faso est passée de 337 000 tonnes en 2008 à 404 000 tonnes en 2014. Seulement 5 000 tonnes de cette quantité est exportée et 400 à 500 autres sont séchées et destinées à l’exportation. Pourtant selon la communicatrice, la mangue burkinabè est fortement demandée dans des pays voisins et même en Europe. Aussi, certains pays se sont-ils fortement INVESTIS dans la production de ce fruit et risquent même de faire perdre au Burkina Faso sa place enviable de meilleur exportateur dans la sous-région. L’atelier a alors permis aux différents acteurs de faire des propositions pour améliorer la compétitivité de la mangue burkinabè sur le marché international. Mme Djénéba Tapsoba a proposé de mettre en places des vergers modernes, et d’augmenter la production des mangues de variétés exportables ou transformables. Cela devrait passer, selon elle, par la formation des acteurs (encadreurs et producteurs) sur les nouvelles techniques culturales, la subvention des kits d’irrigation goutte à goutte et l’accès aux intrants spécifiques pour l’arboriculture. Les participants ont quant eux, souhaité un accompagnement de l’Etat pour entre autres, lutter contre les mouches blanches, acquérir le matériel de transformation, mettre de l’ordre dans la commercialisation de la mangue, et faciliter l’acquisition de certains documents pour les formalités d’exportation. Le directeur régional de l’industrie, du commerce et de l’artisanat des Hauts-Bassins, Mahamadou Rouamba a promis de soumettre ces préoccupations à son ministère de tutelle qui a adopté en juillet 2012, la Politique sectorielle de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (POSICA). Elle comporte cinq programmes dont celui du commerce, qui vise à promouvoir les filières porteuses pour accroître le potentiel commercial du Burkina Faso tant au niveau interne qu’externe. Son ambition est de diversifier les exportations à travers l’élargissement de la gamme des produits d’exportation et la conquête de nouveaux marchés.

Adaman DRABO
sidwaya/aouaga.com

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