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Face à la morosité de la campagne agricole, les mesures fortes du gouvernement

La campagne agricole 2015- 2016, lancée le 4 juin dernier à Yako, dans le Passoré commence pour le moins difficilement au Burkina Faso. Les pluies se font rares. Le scepticisme gagne les esprits. Le gouvernement prend des mesures pour faire face à une éventuelle crise alimentaire.

Bien que nous soyons au mois de juillet, de nombreuses localités du Burkina Faso attendent toujours la pluie. En vain. Conséquence, aucune possibilité de semis. Les producteurs sont plus qu’inquiets tant les jours se suivent et se ressemblent.
Selon François Lompo, le ministre de l’Agriculture, comparativement à la moyenne des cinq dernières années, la pluviométrie cumulée au 10 juillet 2015 est déficitaire dans les régions du Centre-Ouest, du Centre-Sud, de la Boucle du Mouhoun, du Sahel, des Hauts–Bassins, du Centre-Est, de l’Est et similaire au Plateau central, au Sud-Ouest et dans les Cascades.
Face à l’émoi et à la consternation suscités par cette situation, le gouvernement envisage mobiliser 650 millions de FCFA pour lancer « l’opération Saaga » qui consiste à « bombarder » les nuages dans l’espoir de provoquer la pluie. Mais il faudra aussi prendre toutes les précautions pour éviter l’effet inverse, c’est à dire les inondations comme on en a connues en juin dernier à Ouagadougou.

Des semences et du matériel à prix subventionné
La pluviométrie étant capricieuse, le gouvernement conseille fortement l’utilisation de spéculations à cycle court. Il prévoit aussi constituer un stock de prévention et un stock de sécurité de près de 60 000 tonnes pour prévenir toute crise alimentaire.
Pour la présente campagne, le gouvernement s’attend à 5 millions de tonnes de céréales soit une augmentation de 13% par rapport à la campagne agricole 2014-2015, 1,6 millions de tonnes de cultures de rentes, donc une hausse de 3% par rapport à la campagne passée ; 1 million de tonnes d’autres cultures vivrières, ce qui représente une hausse de 50%.
Afin que les résultats escomptés soient atteints, le gouvernement s’engage de mettre 4800 tonnes de semences améliorées à la disposition des producteurs à un prix subventionné de 90%. Il en est de même pour les 14 000 tonnes d’engrais qui seront subventionnés à 50%. 15 milliards seront également mobilisés pour doter les producteurs de 15 800 charrues, 2 000 charrettes, 9 000 animaux de trait, 100 motopompes et des semoirs. Ils pourront s’en procurer à prix réduit. Mais toutes ces mesures n’auront de sens que si les pluies sont au rendez-vous.

Alors, en ce mois de jeûne finissant, les prières des producteurs c’est que la nature soit plus clémente pour le Burkina Faso.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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