Connecte-toi avec nous

Mines & Energies

   |

Exploitation minière au Burkina Faso : Quitus pour une nouvelle mine d’or dans la Tapoa

Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani et le PCA de la Société d’exploitation minière en Afrique de l’Ouest (SEMAFO), Justin Elie Ouédraogo, ont signé le lundi 19 juin 2017 à Ouagadougou, une convention minière. Cette signature donne quitus à la société pour exploiter un gisement d’or à Boungou dans la province de la Tapoa.
 

SUR LE MEME SUJET...
Après la mine de Mana située à 60 km de Dédougou en 2007, la Société d’exploitation minière en Afrique de l’Ouest (SEMAFO) vient d’obtenir l’accord de l’Etat burkinabè pour l’ouverture de sa deuxième mine à Boungou dans la Tapoa. En effet, le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani et le président du conseil d’administration de la SEMAFO, Justin Elie Ouédraogo, ont signé une convention minière, le lundi 19 juin 2017 à Ouagadougou. Ainsi, la première mine d’or de la région de l’Est en construction depuis le 31 mars 2017 pourra extraire le métal jaune de Boungou pendant sept ans.
Le ministre Idani s’est réjoui de la signature de la convention dans la mesure où elle consacre le processus de contractualisation entre SEMAFO et l’Etat Burkinabè. Selon lui, le document de la convention indique des investissements de 138 milliards de F CFA. «La production attendue est de 39 tonnes d’or brut. Cela représente d’importantes recettes d’exportation pour le Burkina Faso. Les contributions attendues au budget de l’Etat sont de l’ordre de 166 milliards de F CFA. Cinq milliards seront injectés dans des réalisations sociales au profit des populations locales. Il est aussi prévu la création de plus de 700 emplois directs et 500 emplois indirects», a-t-il dévoilé.
Aussi, il a insisté sur la nécessité de respecter les engagements pris. Ce qui passe à son avis par la mise en œuvre adéquate du plan de gestion environnemental et social de la mine et l’opérationnalisation des cadres de concertation qui ont été créés et qui permettent la participation des populations locales à la gestion des activités autour de la mine. «Il est impératif que les initiatives qui ont été développées sur les emplois locaux puissent être confortées et que l’appui à l’économie locale se fasse par la mobilisation des entreprises et fournisseurs locaux», a-t-il insisté. Les obligations de la mine contenues dans la convention seront respectées, foi du PCA de SEMAFO, Justin Elie Ouédraogo.
Ce dernier a relevé que cette signature de convention est la première qui intervient sous l’emprise du nouveau code minier. De ce fait, elle matérialise pour lui, la capacité de l’Etat à œuvrer pour le bien-être des populations à travers les Partenariats public-privé (PPP). «C’est aussi la concrétisation de l’engagement pris par la SEMAFO d’accompagner le gouvernement dans ses efforts de promotion du développement du secteur minier dans le cadre de la mise en œuvre du PNDES», a-t-il soutenu, avant d’annoncer le premier lingot d’or pour fin 2018.

Eliane SOME
sidwaya

Annonce publicitaire

 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles