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Evelyne Tall, DGA d’Ecobank : « Il nous faut une carte qui nous permet de circuler librement dans l’espace francophone »

Evelyne Tall, Directrice générale adjointe du groupe Ecobank, a appelé, ce mardi, à Dakar, les pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie à faciliter la libre circulation des personnes et des capitaux dans l’espace francophone « pour soutenir le secteur privé ».

Prenant part à un Panel « Comment libérer les ailes du secteur privé », lors du deuxième jour du Forum économique de la Francophonie, qui se tient depuis lundi dans la capitale sénégalaise, Evelyne Tall estime qu’ « on ne peut pas parler d’investissements transnationaux, de la circulation des biens et des capitaux, si les personnes elles-mêmes ne peuvent pas accéder à certains pays ».

« En tant que Directrice générale adjointe d’Ecobank, je sillonne toute l’Afrique. Pour me déplacer dans l’espace UEMOA, j’ai besoin que de ma carte d’identité. Dans la CEDEAO, il me faut un passeport pour circuler. Pour le reste du continent, il me faut un visa », déplore la banquière.

Selon elle, « il nous faut une carte qui nous permet de circuler librement dans l’espace francophone ou une carte de passeport africain pour se déplacer dans le continent ».

« Les étudiants doivent aller étudier. Les hommes d’affaires qui ont pris des risques et créé des entreprises doivent aussi voyager. Je ne m’adresse pas seulement au Canada et à la France. Je parle aux pays francophones notamment aux 29 pays africains francophones», dit Madame Tall.

Elle souhaite « une harmonisation pour permettre aux hommes et femmes d’affaires de se retrouver et leur éviter autant de régimes fiscaux, de règlements bancaires et de lois différentes dans différents pays ». D’après Tall, il faut que la Francophonie serve de « catalyseur » pour accompagner les entrepreneurs qui ont décidé de « bousculer les frontières ».

Au-delà de toutes les contraintes douanières et les différents dispositifs fiscaux entre pays francophones, la DGA d’Ecobank plaide pour un renforcement du secteur privé. Parlant de l’appui institutionnel au niveau de la Francophonie, elle cite l’article 8 de la charte de l’OIF prévoit qu’il faut que le Secrétaire général puisse définir des actes prioritaires pour une meilleure coopération intergouvernementale francophone.

Evelyne Tall rappelle également que « le secteur privé n’a attendu ni la Francophonie ni les Etats pour commercer ».

Le Forum économique de la Francophonie va se terminer mardi. Selon les organisateurs, il vise à favoriser les échanges économiques, l’interconnexion des territoires de l’espace francophone. Il permettra également de réunir les différents acteurs économiques de l’espace francophone et par ricochet de  »transformer cette solidarité linguistique en opportunités économiques et perspectives de développement communs ».

Plusieurs Panels ont été organisés au Centre international de conférence Abdou Diouf avec des experts africains, français et canadiens qui ont débattu sur des questions liées à l’économie dans l’espace francophone.

leral.net

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