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Etats-Unis : une économie égoïste ?

Aux Etats-Unis, la croissance économique a été meilleure que prévue au troisième trimestre, confirmant la reprise amorcée au printemps. Question : cette reprise peut-elle profiter au reste du monde en général, et à l’Europe en particulier ?

Le constat est sans appel : depuis le début de la crise financière en 2008, l’économie américaine est celle qui a le plus rebondi. Entre juillet et septembre de cette année, le PIB américain – la richesse produite par le pays – a progressé de 5%. C’est plus d’un point supplémentaire par rapport aux prévisions et, surtout, la plus belle croissance depuis 2003.
Cette évolution permet-elle pour autant au continent américain d’accompagner les autres pays sur la voie de la reprise ? Non !

Pourquoi ?

Le dynamisme américain tranche avec les difficultés des autres grandes économies. Le Japon est en pleine récession ; la Chine reste vigoureuse mais la croissance s’y calme nettement… du coup, tout en étant – ou en passe de devenir – la première puissance économique mondiale, l’Empire du Milieu ne joue pas pleinement son rôle de moteur que l’on pourrait en attendre.

Les Etats-Unis ne peuvent pas jouer les pompiers pour le reste de la planète

La reprise américaine est essentiellement tirée par la consommation. Une consommation de produits fabriqués sur le sol américain. Comme les Etats-Unis n’ont pas besoin d’importer, ou très peu, l’Europe ne peut pas leur exporter.
Deux éléments expliquent aussi l’actuel dynamisme outre-Atlantique : les ménages consomment plus et les entreprises investissent plus. Les investissements américains ont augmenté de 5% au troisième trimestre.
Quant aux ménages, malgré les « petits boulots » bien réels et peu rémunérés, les faibles prix de l’énergie (grâce notamment aux gaz et pétrole de schiste) libèrent du pouvoir d’achat qui favorise la consommation.
Faible coût du travail, faibles prix de l’énergie… conséquence : les américains gagnent en compétitivité et continuent de gagner des parts de marché aux dépens de la zone euro notamment.
Une Europe qui, même si elle s’y met progressivement avec le plan Juncker et ses 300 milliards d’euros d’investissements, n’a pas encore pris suffisamment le pli de la réforme et de la compétitivité.

Emmanuel Cugny
franceinfo.fr

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