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Etablissements publics de l’Etat : le taux d’auto-financement en baisse

Les Etablissement publics de l’Etat (EPE) tiennent leur 20e assemblée générale les 1er et 2 août 2019, à Ouagadougou, sous le thème : «La gestion axée sur les résultats au service de la performance des Etablissements publics de l’Etat».

Les Etablissement publics de l’Etat (EPE) sont dans une quête permanente de performance, afin d’offrir des services publics de qualité aux populations. C’est dans cette dynamique que se tient la 20e Assemblée générale (AG) des EPE, les 1er et 2 août 2019, à Ouagadougou, sous le thème : «La gestion axée sur les résultats au service de la performance des Etablissements publics de l’Etat». Au cours des deux jours de travaux, les animateurs des EPE vont examiner les rapports d’activités, le bilan financier de l’exercice 2018, les difficultés rencontrées, ainsi que les perspectives pour une gestion plus vertueuse des 105 établissements, dont 17 fonds nationaux.

Ce cadre de rencontre servira également de tribune pour auditionner les rapports d’explication du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ) et du Fonds d’assistance judiciaire (FAJ), qui n’ont pas pu produire leurs rapports de gestion et états financiers, a indiqué le secrétaire général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), Abel Seglaro Somé. Dans sa présentation de l’analyse de la situation financière, il est ressorti que le montant total des recettes (y compris les subventions) des 88 EPE ayant transmis leurs états financiers en 2018, est d’environ 229 milliards FCFA contre 207 milliards FCFA en 2017, soit une hausse de 10%. Quant aux dépenses budgétaires de la même année, elles s’élèvent à 190 milliards FCFA contre 160 milliards FCFA pour l’exercice précédent, soit une augmentation de 18%. Au cours de l’exercice 2018, les EPE ont enregistré une hausse de leurs dépenses de fonctionnement de l’ordre de 12% et des charges d’investissements d’environ 46%, par rapport à 2017.

Maîtriser les charges de personnel Leur taux d’autofinancement a connu une baisse, passant de 29% en 2017 à 26% en 2018. Les dettes de ces établissements sont passées de 58 milliards FCFA à 62 milliards FCFA, soit un accroissement de 7%. Et selon M. Somé, la situation des dépenses de fonctionnement et de l’autofinancement interpellent les EPE sur une meilleure maîtrise de l’évolution de leurs charges de personnel et sur les efforts à déployer en matière de mobilisation de ressources propres. Pour ce qui est du bilan des 17 Fonds nationaux, leurs recettes totales (y compris les subventions) s’élèvent à 173 milliards FCFA en 2018, contre 101 milliards FCFA en 2017, soit une progression de 70%. Leurs dépenses ont évolué de 62 milliards FCFA à 74 milliards FCFA (19% de hausse). Vers une réduction du nombre des EPE ? En matière de recouvrement des crédits octroyés échus, les fonds nationaux ont réalisé une contre-performance.

Le montant des impayés était de 4 milliards FCFA en 2017 contre 18 milliards FCFA en 2018, soit une augmentation de 374%. Leur taux d’autofinancement n’est guère satisfaisant puisqu’il est passé de 39% à 10%. Au niveau des difficultés de fonctionnement, on note, entre autres, la non application des conseils d’administration dans les EPE nouvellement créés, l’absence de personnes responsables des marchés publics dans certains établissements. De l’avis du secrétaire général du MINEFID, l’examen de la situation des EPE au cours de l’exercice 2018 montre une situation globalement satisfaisante. Un bilan salué par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, au regard du contexte sécuritaire difficile et des remous sociaux que connaît le Burkina Faso. Mais au-delà de ce satisfecit général, le chef du gouvernement a invité les participants à cette AG, à s’appesantir sur les principales difficultés qui entachent le bon fonctionnement des EPE et sur les dispositions à prendre, en vue d’accompagner ces structures vers un meilleur accomplissement de leurs missions de services publics. Dans cette optique, ils doivent s’approprier la Gestion axée sur les résultats (GAR) qui constitue un mode visant simultanément la qualité des services offerts aux citoyens, l’optimisation des ressources disponibles et la conformité aux règles administratives, a préconisé Christophe Joseph Marie Dabiré. «Nous sommes à 105 EPE, est-ce tenable ? Nous allons faire des propositions allant dans le sens de la rationalisation, la fusion de certaines structures. Car ce n’est pas une fin en soi de rester EPE quand on n’est pas en mesure de remplir la mission assignée au départ», a laissé entendre le ministre en charge de l’Economie, Lassané Kaboré.

Mahamadi SEBOGO

sidwaya

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