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Espace CEDEAO : Concilier utilisation des hydrocarbures et respect de l’environnement

Vers l’adoption d’un projet de Plan d’action environnemental 2019-2025 de la CEDEAO

Ouagadougou abrite du 5 au 7 février 2020, une réunion conjointe des ministres en charge des hydrocarbures et de l’Environnement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il s’agit d’harmoniser les instruments légaux et institutionnels des différents textes dans le secteur de l’énergie, pour aboutir à une utilisation plus propre des hydrocarbures, c’est-à-dire respectueuse de l’environnement. La cérémonie officielle d’ouverture de cette rencontre est intervenue ce jeudi 6 février 2020, sous le patronage du Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE.

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) fait du respect de l’environnement par le secteur de l’énergie, principalement des sous-secteurs de l’électricité, des énergies renouvelables et des hydrocarbures, son cheval de bataille.

C’est cette vision qui justifie la tenue à Ouagadougou, de la réunion ministérielle des ministres en charge des hydrocarbures et de l’Environnement.

Plusieurs documents sont soumis à l’appréciation des participants pour adoption, notamment le projet de Plan d’action environnemental 2019-2025 de la CEDEAO, l’étude relative à l’Harmonisation des Spécifications des Produits Pétroliers et des Limites d’Emission des Véhicules dans l’espace CEDEAO, l’étude relative à l’élaboration de la Stratégie Régionale de la CEDEAO pour la Vulgarisation du Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL) comme Energie de Cuisson Domestique.
Les autres documents à l’étude des participants sont le projet de Feuille de route régionale pour les économies de carburant, le Mécanisme de coordination régionale pour la gestion des produits chimiques et des déchets dangereux, en application de la décision du Sommet des Chefs d’Etat et les projets de stratégie régionale et de règlement CEDEAO/UEMOA pour la gestion des plastiques.
Selon le Premier ministre, Christophe Joseph Marie DABIRE, quand on parle de l’énergie, généralement le commun des mortels voit l’énergie électrique, alors que les hydrocarbures constituent un élément important de notre approvisionnement en énergie.

Il a salué l’initiative de la CEDEAO et souhaité qu’à l’issue de cette réunion, on ait « des contributions importantes qui pourraient contribuer à renforcer les différentes décisions au niveau de nos différents pays ».

« L’approvisionnement de notre pays en hydrocarbures nécessite que l’on réfléchisse profondément et que l’on soutienne les initiatives qui sont développées par la CEDEAO pour la création de pipelines qui devraient approvisionner les pays de l’hinterland. C’est pourquoi, sous saluons la réflexion qui doit être menée pour la phase I de son projet qui va concerner l’approvisionnement des pays de l’intérieur. Nous allons au niveau du Burkina Faso soutenir cette initiative », a-t-il expliqué.

Pour le ministre burkinabè en charge de l’Environnement, Batio Nestor BASSIERE, la gestion écologiquement rationnelle de nos ressources naturelles est plus qu’une nécessité, voire une exigence.

Il a justifié cette position par la croissance démographique galopante, la pression sur les ressources naturelles, les modes de consommation et de production non durables, les risques liés à la mauvaise utilisation des produits chimiques et de gestion des déchets dangereux.

A son avis, les défis liés aux hydrocarbures sont nombreux en Afrique de l’Ouest, notamment le faible développement des ressources humaines, la disparité de réglementation et de normes entre les Etats, la fiscalité souvent inadaptée ou encore l’insuffisance d’infrastructures adéquates de transport des hydrocarbures.
« L’Afrique de l’Ouest compte huit raffineries, mais la plupart d’entre elles ont un taux d’efficacité inférieur à 20%, principalement en raison d’un manque de maintenance et d’investissements », a-t-il affirmé.

Et le ministre d’indiquer : « Par conséquent, la demande en produits pétroliers (gaz de pétrole liquéfié inclus) estimée à 31 millions de tonnes dépend à 75% du marché d’importation. Dans le même temps, l’on note un faible accès au gaz de pétrole liquéfié qui est inférieur à 5% dans la région et une dépendance accentuée des populations au bois de chauffe et au charbon de bois pour les besoins de cuisson ».

Quant au Commissaire en charge de l’énergie et des mines de la CEDEAO, Sédiko DOUKA, il a fait savoir que l’harmonisation des spécifications des carburants permettra de créer un véritable marché intra-régional des produits pétroliers, doter de nouvelles opportunités d’emplois dans toute la chaine de valeur et de mieux structurer les projets régionaux d’infrastructures du secteur des hydrocarbures.

DCRP/Primature

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