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Erosion fiscale : Le Burkina Faso veut montrer patte blanche

Depuis le 25 mai 2016, le Burkina fait partie des pays membres engagés dans la mise en œuvre du Projet d’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (En anglais BEPS : Base Erosion and Profits Shifting). Avec ce nouveau statut, le Burkina Faso devrait pouvoir mieux lutter contre la fraude et l’érosion fiscale.

Le régime fiscal international est défaillant. Cette situation contribue à aggraver les inégalités de revenus en à faire en sorte que les 85 plus grandes fortunes possèdent autant que la moitié de la population mondiale. Les pratiques d’optimisation fiscale conjuguées à la faiblesse de certains taux d’imposition facilite la fuite illicite de quantités énormes de capitaux dans les pays les plus pauvres du monde.
Selon les analyses d’OXFAM, entre 2008 et 2010, l’Afrique subsaharienne a subi un manque à gagner de 63,4 milliards de dollars par an en moyenne, ce qui représente plus du double de l’aide reçue. Le projet érosion de la base d’imposition et transfert de bénéfices vise à s’attaquer aux manœuvres des entreprises qui déclarent leurs bénéfices dans les pays à faible fiscalité et leurs pertes dans ceux à fiscalité élevée, afin de se dérober à leurs obligations fiscales. Il a été adopté le 23 février 2016 par les dirigeants du G20 et les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
En adhérant à ce mécanisme, le Burkina Faso acquiert de nouveaux outils pour une bonne gestion de sa fiscalité. Il pourra aussi bénéficier du soutien des autres pays membres en termes d’orientation et d’appui à la mise en œuvre des différentes procédures.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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