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ENVIRONNEMENT : PROJET GRANDE MURAILLE VERTE AU BURKINA FASO

Les acteurs prônent la mobilisation des ressources nationales pour le financement

Le ministère de l’Environnement et des Changements climatiques a organisé à Ouagadougou, un atelier de validation de la stratégie de mobilisation des ressources de l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS). A l’issue de la rencontre, les participants ont recommandé la mobilisation des ressources locales pour reverdir le sahel.

L’atelier de validation de la stratégie de mobilisation des ressources de l’Initiative de la grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS) a refermé ses portes, le mercredi 4 avril 2018 à Ouagadougou. La rencontre s’est tenue sous la présidence du coordonnateur de l’IGMVSS, Adama Dulkom.

Cinq régions du Burkina Faso sont concernées par le projet de la grande muraille verte. Au total deux millions d’hectares de terre doivent être reverdies dans ces zones. Pour cela, il va falloir mobiliser au moins 183 milliards de FCFA. Le plan d’action pour la mobilisation de ce montant nécessite un investissement de 800 millions FCFA.

A la clôture de l’activité, les participants ont, entre autres recommandations, plaidé pour une mobilisation des ressources locales pour reverdir le sahel.

Participants

Les participants ont en effet préconisé qu’il convient de compter sur les ressources propres pour se développer. Pour eux, cela peut, d’une part, éviter de se faire humilier auprès des bailleurs de fonds à l’extérieur et d’autre part,  permettre d’avoir des moyens durables.

Il ressort que la zone dispose d’énormes ressources locales. Cependant, il faut des stratégies pour réunir les moyens nécessaires. A ce sujet, les participants à l’atelier proposent de travailler à donner confiance aux contributeurs nationaux et à assurer une bonne gestion des ressources collectées.

L’autre aspect sur lequel  les participants ont mis l’accent, concerne la question de la redevabilité. Pour eux, cette redevabilité devrait  permettre aux contributeurs de savoir où vont leurs investissements.

Aussi, les écologistes ont-ils proposé la création des clubs ou ambassadeurs nationaux de l’environnement. Cette initiative devrait permettre de convaincre les chefs d’entreprises à soutenir les activités liées à l’environnement.

Il est également ressorti la nécessité de mettre en place un plan de communication afin de contribuer à sensibiliser les populations sur les réels enjeux du climat.

Les participants ont aussi suggéré que la coordination nationale de la muraille verte soit muée en agence nationale. Toute chose qui va permettre de donner beaucoup plus de capacités à la structure de bien remplir ses missions.

 

Alfred KANON

Ecudufaso.com / Ecodafrik.com

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