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ENTREPRISES : Quelles solutions pour l’amélioration des performances par l’évaluation et la gestion des risques ?

En cette période de la pandémie du Covid-19, les entreprises sont impactées négativement et certaines d’entre elles sont menacées de fermeture. Dans ce contexte, une gestion efficace des risques s’impose afin d’impacter positivement la performance de votre entreprise. Dans l’écrit qui suit, le Coordonnateur Contrôle Permanent de Banque et Expert Certifié en Gestion des Risques, Blaise Ouédraogo, partage des solutions pour évaluer et gérer les risques de votre entreprise. Lisez plutôt !

Amélioration de la performance de votre entreprise, la solution par l’évaluation et la gestion des risques.

Comment évaluer les risques ?

L’évaluation des risques permet d’identifier, d’analyser et d’évaluer les risques pour l’entreprise. Elle permet de décider d’accepter le risque spécifique ou de prendre une mesure pour le prévenir ou le minimiser. Et pour ce faire, il convient de classer les risques identifiés sur la base du couple sévérité (impact) – fréquence (occurrence de survenance) de chaque risque.

En règle générale, l’échelle d’évaluation prend les critères « élevé » ou « faible ». Ainsi, la combinaison de la sévérité et de la fréquence fournit une cartographie des risques de l’entreprise composée de 04 classes que sont : 1- risque à sévérité faible et à fréquence faible ; 2- risque à sévérité faible et à fréquence élevée ; 3- risque à sévérité élevée et à fréquence faible ; 4- risque à sévérité élevée et à fréquence élevée.

  • Stratégie de gestion des risques

Elle est basée sur les classes de risques identifiées. Et partant, il existe quatre façons de traiter ou de gérer chaque risque que vous avez identifié.

  • Acceptation du risque

Dans ce 1er cas, il s’agit de la catégorie des risques à faible fréquence de survenance et à faible impact. L’entreprise connait les risques encourus, mais elle choisit de ne pas en tenir compte, de le tolérer. Dans la plupart du temps, ce sont des risques dont l’effort d’atténuation pourrait coûter plus que l’endossement du risque sans aucune mesure de couverture. Par exemple, contrôler la consommation des fournitures de bureau tels que les stylos et le papier. Beaucoup d’entreprises ont renoncé à ces genres de contrôles.

  • Transfert ou mutualisation du risque :

Le type de risque qui correspond à cette situation est caractérisé par une faible probabilité de survenance mais par une grande sévérité. Il existe essentiellement deux méthodes de gestion de ce type de risque :

La 1ère méthode et la plus classique est l’assurance. C’est ce qui se produit quand on contracte une police d’assurance automobile ou responsabilité civile, par exemple. Le risque est toujours présent et peut même s’intensifier. Il est rare que le risque disparaisse tout seul, mais s’il se traduit en évènement indésirable, c’est l’assureur qui supporte les coûts des conséquences.

La 2ème méthode consiste à externaliser ou à transférer des activités à risque à d’autres entités. Par exemple le transport des fonds par des sociétés spécialisées dans le cas des établissements financiers ; la cogestion d’un projet complexe avec un cabinet spécialisé, etc.

Diminution du risque

De tel risque est la combinaison d’une fréquence élevée avec un faible impact sur l’entreprise. Quand l’entreprise prend des actions coordonnées dans le but de traiter le risque, c’est le début d’un véritable management du risque, c’est-à-dire de le contrôler, de l’atténuer. Dans ce cas de figure, traiter le risque peut aussi prendre deux formes :

Dans le 1er cas, l’organisation met en place des activités ayant pour but de réduire la probabilité de l’évènement dangereux ou indésirable tels que les contrôles pour les zones les plus vulnérables. Ces actions consisteront entre autres à diminuer le temps ou la fréquence d’exposition de la situation à risque, ou à réduire la fréquence ou l’intensité de l’activité qui crée l’exposition au risque.

Dans le 2ème cas, il s’agit de mettre en place des actions pour atténuer la portée des conséquences en cas de survenue de l’évènement indésirable. L’un des outils le plus efficace est la mise en place du Plan de Continuité de l’Activité (PCA). Aussi, toutes les mesures d’urgence qui visent à atténuer les conséquences de l’évènement doivent être envisagées.

En somme, la situation de forte fréquence/faible sévérité est plus efficacement traitée en réduisant la probabilité d’occurrence du mieux que l’on peut, tout en absorbant les pertes qui se matérialisent, plutôt que d’essayer de les partager ou de les transférer.

  • Élimination ou évitement du risque

C’est une combinaison meurtrière de la sévérité élevée avec une occurrence élevée. Si possible, une entité devrait simplement rester à l’écart d’une activité à risque de sévérité élevée et de fréquence élevée. L’option privilégiée ici est l’élimination complète du risque. Si l’activité ne peut être évitée, la solution serait de la transférer, c’est-à-dire la sous-traiter avec une autre entreprise spécialisée dans ce type d’activité à haut risque.

Cependant, est-il toujours possible d’éliminer le risque complètement ?

Blaise OUEDRAOGO (ouedraogoblaise82@yahoo.fr)

Coordinateur Contrôle Permanent de Banque / Enseignant en Risques

Certified Expert In Risk Management (CERM)

Financial Modeling & Valuation Analyst (FMVA®)

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