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ENTREPRISES : E-Influenceur au Burkina Faso, une passion qui pourrait bien nourrir son Homme

Ils sont apparus sur la toile burkinabè autour des années 2012-2013 avec l’arrivée de la 3G pour certains. Eux, se sont les E-Influenceurs, cette nouvelle vague de leaders d’opinion du Net qui de la passion d’animer la toile et plus précisément les réseaux sociaux sont arrivés à s’imposer dans le quotidien politique et aussi économique. Etre E-influenceur peut être profitable qu’on ne le pense.

 

 

En effet, si certains ont des prises de position politique pouvant conduire à des tractations personnelles, d’autres ont trouvé une autre alternative, mettre leur notoriété au service des entreprises désireuses de visibilité. Et c’est justement à ces derniers que l’on s’intéresse.


Qu’est-ce qu’un E-Influenceur ?

A l’issue des recherches internet, il ressort deux façons différentes de définition du terme E-influenceur. La première correspond à la définition anglaise d’E-influencer, et désigne donc un site, un blogueur, ou un internaute qui apparaît comme un leader d’opinion grâce à ses avis et à sa forte activité sur une thématique précise. Ce leader d’opinion s’exprime via un blog, une chaîne YouTube, un réseau social ou toute autre plateforme internet.

La seconde désigne une personne qui au sein d’une entreprise va être responsable de la réputation de cette dernière sur internet. Elle va donc utiliser les plateformes évoquées ci-dessus (blogs, réseaux sociaux, etc.) pour développer l’image de l’entreprise et la faire connaître auprès d’un public-cible.
L’on dénombre un peu plus d’une cinquantaine d’E-influenceurs au Burkina Faso. Les plus connus sont principalement une bonne vingtaine. Actifs pour la grande majorité sur Facebook, leurs likes se comptent en milliers.

Parmi eux, Alino Faso, Lengha Fils, Daouda Toé, Richy Hardy, Ceverin Ouédraogo, Yabsi Yabsi, Tibiafouba Madiega, Raïssa Compaore, Pathé Tidiane Barry, Amelie Gue, Maixent Somé, Baseratou Kindo pour n’en citer que ces personnes sur la base de leur dynamisme, leur réactivité et l’intérêt porté sur leurs postes par le réseau.

Il faut aussi rappeler que la particularité de ces E-influenceurs tient à leur centre d’intérêt. C’est ainsi certains ont choisi de mieux exploiter leur notoriété au service d’agence de communication et d’entreprises désireuses de visibilité. Parmi eux Daouda Toé.

Daouda Toé, lui allie humour et information. Jeune, dynamique, ses vannes ont détendu la toile burkinabè au temps fort des crises qu’a connues le pays des hommes intègres. Il explique : « C’est avec l’arrivée de la 3G au niveau des société de téléphonie mobile vers 2013, que j’ai vraiment commencé mes publications sur Facebook. Au debout, c’était vraiment l’humour que je partageais avec mes amis. Depuis, beaucoup de personnes me suivent. »

 

Pour ce qui est des prestations au service des entreprises, il a indiqué que l’approche est tout simple. En effet, l’entreprise désireuse de visibilité le contacte directement pour la promotion d’un produit ou une activité. C’est seulement après cette première approche qu’un montant est convenu pour la prestation. Daouda Toé a précisé cependant qu’il lui arrive de faire des campagnes gratuitement pour des amis ou connaissances.

A la question de savoir si être E-influenceur nourrit son homme, il a répondu par la négative. Selon lui pour le moment c’est difficile par ce que les offres proposées ne sont pas régulières et permanentes. Il sera très difficile de pouvoir vivre avec une activité assez temporaire. Rien ne filtre cependant sur les montants exacts proposés par l’entreprise selon ses attentes.
Pourtant, un institut de formation professionnel qui a eu recours à cette approche de communication via les E-influenceurs, dit avoir débourser 300 000 FCFA pour une campagne de deux semaines. Visiblement très apprécié par les responsables de la société, cette action n’était pas une première ni la dernière.

Cela permet de tirer la conclusion selon laquelle, un meilleur assainissement (formation, accompagnement juridique et financier) du milieu des E-influenceurs pourrait ouvrir un débouché profitable pour les jeunes burkinabè en quête d’emplois. Du coup participer à une utilisation plus responsable des réseaux sociaux et autres outils des technologies de l’information et de la communication.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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