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Entrepreneuriat : La Banque mondiale invite la jeunesse à être plus active

Les responsables de la Banque mondiale ont échangé depuis le siège à Washington par vidéoconférence, le mardi 12 avril 2016 avec la jeunesse du Burkina Faso et ceux d’autres pays, sur l’employabilité des jeunes dans la région Afrique.

La majorité des jeunes diplômés africains n’ont pas la notion d’entreprendre à la fin de leurs études. Tous ont à l’idée que la fonction publique est la seule voie du succès alors que beaucoup d’opportunités leur sont offertes pour la création d’emploi. C’est pour comprendre toutes les préoccupations qui empêchent les jeunes à s’auto-employer que le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop, s’est entretenu avec la jeunesse par vidéoconférence dans l’après-midi du mardi 12 avril 2016. Cette vidéoconférence a connecté le Burkina Faso, le Nigéria, le Kenya, la Côte-d’Ivoire et d’autres pays.

Elle a été organisée en marge des réunions du printemps qui se tiennent à Washington auxquelles participent les différents ministres en charge des Finances des pays membres de la Banque mondiale. La participation des étudiants de l’institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2IE) et l’Association des jeunes économistes du Burkina Faso leur a permis de partager des expériences d’autres chefs entreprises, qui ont également pris part à la rencontre d’échange.

L’Association des jeunes économistes a indiqué qu’au Burkina Faso, plus de 40% des entreprises se ferment en moins de trois ans d’existence, compte tenu de la mauvaise gestion. Elle a cependant reconnu que les jeunes ont des initiatives mais ils ont peur de l’échec car ils veulent voir accroître rapidement leur chiffre d’affaires dès qu’ils arrivent à ouvrir leurs propres entreprises.

La représentante du représentant-résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Aguiratou Savadogo a apprécié cette initiative et encouragé les jeunes à entreprendre, afin de résorber la problématique de l’emploi au ‘’pays des Hommes intègres’’. « A travers les échanges, nous avons mesuré l’ingéniosité que la jeunesse développe par rapport aux stratégies et aux idées innovatrices pour pouvoir créer de l’emploi et être autonome vis-à-vis de son développement économique et de sa survie », a-t-elle ajouté. A la question de savoir comment son institution financière compte accompagner la jeunesse burkinabè à s’auto-employer, Mme Savadogo a souligné que la Banque mondiale, en tant qu’institution, travaille à appuyer le gouvernement dans sa propre stratégie. « Elle a déjà mis à la disposition de la Maison de l’entreprise, un fonds dont l’objectif a été d’accompagner la jeunesse pour la création d’emplois », a-t-elle clarifié.

Afsétou SAWADOGO
me.bf

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