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Entrepreneuriat social : Lisa Tietiembou partage l’expérience de « La Fabrique » au Burkina

La Fabrique a organisé les journées de entrepreneuriat social les 7,8 et 9 juin 2018 sur le campus de l’Université 2ie à Ouagadougou. La première édition a réuni plus de 1500 participants.  La directrice de La Fabrique, Lisa Tietiembou, dans l’entretien qui suit parle de son incubateur, la question spécifique de entrepreneuriat social ainsi que le bilan de la première édition de la Journée de entrepreneuriat Social (JES). Lisez !

 

La Fabrique a organisé en juin dernier les toutes premières journées dédiées à l’entreprenariat social au Burkina Faso. Comment appréciez-vous la mobilisation pour cette édition ?

Nous avons été très agréablement surpris en termes de mobilisation et en termes de quantité et de qualité. On a eu plus de 1500 personnes qui ont participé aux journées. Nous avions 3 journées et 2 soirées. Tous ces modules ont réuni entre 1500 et 2000 personnes. Aujourd’hui, on est satisfait de la quantité parce que toutes les sessions ont réuni beaucoup de participants qui nous ont fait part de la pertinence des questions, des profils des jeunes qui étaient là.

Il a été initié un concours dénommé « Entreprendre autrement ». Où en êtes-vous ?

C’est un concours qui est ouvert à tous les porteurs de projets qui ont un projet de création d’entreprise ou une entreprise qui existe déjà au Burkina qui allie science et impact. Ce sont des porteurs de projet à fort impact social qui ont une dimension scientifique d’innovation très forte.

Les lauréats seront accompagnés pendant 1 an, avec La Fabrique et des partenaires scientifiques, des chercheurs, ce que l’on n’a pas l’habitude de faire avec les porteurs de projets qu’on accompagne. C’est un concours un peu particulier d’entrepreneur, on a tablé sur un mois d’appel à projets. Ce qui était court. On a beaucoup de porteurs de projets qui nous contactent, on a suffisamment de candidatures mais vu l’engouement qu’il y a, nous avons retardé de 5 semaines de plus pour toute personne qui viendrait à nous, de pouvoir postuler.

Combien avez-vous injecté dans l’organisation de cette 1ére édition ?

La Fabrique n’a pas les moyens d’organiser un événement comme celui-là. Nous sommes une entreprise sociale, un modèle économique à faire tourner. Par contre pour ce genre d’évènements, ce sont des évènements qui ne rentrent pas dans nos activités classiques, mais qui sont indispensables et utiles pour la jeunesse. C’est pour cela que nous nous battons pour  que ces évènements puissent avoir lieu et nous mobilisons des partenaires financiers. Je ne pourrai pas vous dire combien chacun a mis pour raison de confidentialité pour chacun des PTF. On a mobilisé l’Union Européenne, l’organisation internationale de la francophonie, l’AFD, coopération luxembourgeoise, Brussels Airlines, Orange Burkina et la banque mondiale. Ce sont les partenaires qui ont soutenu financièrement La Fabrique.

Votre incubateur est l’un des plus dynamique au Burkina au vue de vos activités. Quelles sont les perspectives ? A quand la prochaine des JES ?

Quand le besoin se fera sentir. On organise les évènements quand le besoin se fait sentir ou à la demande. Cela fait 4 ans que La Fabrique existe. On s’était rendu compte qu’à tous les évènements qu’on organise qu’il y a de plus en plus du monde qui vient et les questions sont de plus en plus précises les attentes des jeunes sont de plus en plus orientées, ils demandent de plus en plus d’outils pour surmonter des entreprises sociales intéressantes. L’on s’est dit qu’il faudra faire quelque chose en grand pour donner la possibilité au plus grand nombre d’avoir accès à ces outils, ces informations, réunir des intervenants pour avoir du contenu. Nous étions à quelque chose d’introductif. Les besoins des entrepreneurs vont évoluer et nous ferons autre chose qui correspondra à ces besoins l’année prochaine. Nous avons des évènements de petite envergure qui sont prévus, les journées thématiques, des conférences.

Votre mot de la fin

Au Burkina Faso, il y a vraiment un potentiel pour innover socialement et pour entreprendre autrement. Il ne tient qu’à chacun de décider de devenir un entrepreneur social de donner de la valeur économique pour résoudre des problèmes sociaux. Nous sommes là pour appuyer ces gens. Notre objectif, c’est de les recueillir pour qu’ils viennent nous voir pour qu’on puisse avancer ensemble.

Propos recueillis et retranscrits par SMN

 

Encadre : la fabrique en bref

La Fabrique est un incubateur d’entreprises sociales. C’est une structure dont la mission est d’identifier des entrepreneurs et ensuite de les accompagner dans la mise en place de leurs projets ainsi que le développement de leurs entreprises.

Par entrepreneurs sociaux, l’on entend des personnes qui veulent créer des entreprises, qui ont la vocation à générer des revenus et à créer de la valeur économique. Ce sont des personnes qui veulent créer de la valeur économique. Ce sont des personnes qui veulent créer des entreprises dans l’objectif de résoudre un problème social ou environnemental au Burkina Faso. Ce sont des entrepreneurs à part entière qui ont 2 objectifs. Le premier objectif, c’est le profit et le 2e c’est l’impact social. Et la fabrique les y  accompagne.

 

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.Com

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