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Entreprenariat social : Du business à visage humain

L’entrepreneuriat social est une manière d’entreprendre qui place l’efficacité économique au service de l’intérêt général. Quel que soit le statut le statut juridique des entreprises (association, coopérative,…), leurs dirigeants font du profit un moyen, non une fin en soi. L’entreprise sociale s’organise autour d’un projet économique viable induisant une prise de risque, une réponse à une demande et la création de richesses et d’emplois, une finalité sociale et/ou environnementale pouvant s’exprimer de manière plurielle (accès aux soins, aux énergies, au logement, lutte contre le gâchis, promotion du bio, de la croissance verte, etc.). L’entreprise sociale, c’est aussi une lucrativité encadrée mettant la rentabilité au service de la finalité sociale ou environnementale ; une gouvernance participative impliquant toutes les parties prenantes. L’entrepreneuriat social ce n’est pas de la charité ni de la philanthropie. C’est un système qui a pour but de résoudre les problèmes des populations au quotidien sans faire de dividendes. Les entreprises sociales font des affaires comme toutes les autres à la seule différence qu’elles effectuent des investissements dans le social qui génèrent des revenus pour résoudre des problèmes ciblés des populations afin d’améliorer leur existence. Ce faisant, les entrepreneurs sociaux se distinguent par leur innovation, leur professionnalisme, leur capacité à saisir des opportunités, à mobiliser de nouvelles ressources, et à évaluer l’impact des actions menées. De plus en plus de Burkinabè se lancent dans l’entreprenariat social. C’est ainsi que le Centre burkinabè pour l’entrepreneuriat social a vu le jour en 2011. Il a pour ambitions de promouvoir et de soutenir la mise en place d’entreprises sociales, portées par des étudiants et d’autres catégories sociales de personnes, qui répondent aux défis socio-économiques du Burkina Faso en apportant des outils managériaux, des financements pour permettre la mise en oeuvre de ces projets sociaux. L’entreprise sociale Nafa Naana, qui vise à diffuser des réchauds à gaz, des réchauds améliorés à bois ou charbon et des lampes solaires est née d’un projet d’entreprenariat social. En juin 2016, le Burkina Faso a été classé premier pays africain en matière d’entreprenariat social. L’étude a été menée par le Global Entrepreneurship Monitor (GEM). Ce rapport est la plus grande étude comparative de l’entrepreneuriat social dans le monde réalisée sur la base d’interviews de 167793 personnes dans 58 économies en 2015. L’entreprenariat social est un mouvement de fond international. L’Union Européenne en a fait une priorité. Barack Obama lui a consacré un fonds à la Maison Blanche, Muhammad Yunus, l’un des plus grads précurseurs de la microfinance, promeut le social business avec les grandes entreprises dans les pays du Sud… Enfin, des organisations internationales telle l’OCDE soulignent depuis plus de 10 ans l’intérêt de ce potentiel. Ce potentiel peut être davantage décuplé au Burkina Faso. Pour cela, les entreprises sociales ont besoin de trois ressources essentielles : davantage d’hommes et de femmes compétentes, davantage de marchés et davantage de capitaux et d’innovation.

 

 

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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