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Entreprenariat : Développer un esprit Start-up

Dans le monde économique et des affaires, on entend généralement parler de start-up. De quoi s’agit-il au juste ? Quelles sont les conditions à respecter pour que sa start-up soit viable ?

Ce terme anglophone désigne une jeune entreprise qui démarre (« start ») avec pour vocation de s’élever (« up »). Souvent assimilée à une « jeune pousse », la start-up, incarnée par son fondateur, se constitue autour d’une intuition, d’une conviction partagée par l’ensemble d’une équipe. Elle est généralement conçue pour créer de nouveaux produits ou services dans des conditions d’incertitude extrême. Cette notion d’incertitude est importante pour comprendre la start-up. Celle-ci se constitue autour de la volonté d’un homme, ou d’une femme, de prendre un risque en proposant une idée sur un marché donné. Et sa réussite dépend souvent de sa capacité de résistance et d’endurance face à ce risque. Rassemblée autour de la vision de son créateur, la start-up n’a pas besoin d’une grande équipe pour démarrer et évoluer, pour affronter les hauts et les bas de la démarche entrepreneuriale, mais suppose que les membres croient au projet, le vivent pleinement. Et cette croyance est une condition sine qua non de réussite. Avec seulement 538 dollars, William Hewlett et David Packard fondent, le 1er janvier 1939, dans un garage à quelques kilomètres de San Francisco, en Californie, ce qui est considéré comme la première start-up au monde : la célèbre marque d’ordinateurs HP. Quelques années plus tard, ils sont devenus des multimilliardaires. Avec la floraison des entreprises, on peut bien se demander quels sont les critères pour désigner une start-up ? Pour les spécialistes du domaine, ce n’est ni l’âge, ni la taille, ni le secteur d’activité, qui font d’une entreprise une start-up, mais les trois conditions suivantes : 1) la perspective d’une forte croissance, 2) l’usage d’une technologie nouvelle, et 3) le besoin d’un financement massif, par des levées de fonds. De même, impossible de parler de start-up sans un climat de forte incertitude : la start-up est une entreprise pionnière. Elle est liée à une notion d’exploration et développe une activité sur un marché nouveau, dont le risque est très difficile à évaluer. Conséquence : au terme de cette phase de recherche, la start-up cesse d’être start-up. Soit parce que l’activité échoue et que la start-up disparaît, soit parce qu’elle réussit, et dans ce cas, elle est absorbée par un grand groupe, ou elle devient elle-même une entreprise avec un cadre traditionnel et un modèle économique établi. C’est pour cette raison que Google, Facebook, Apple, ou Free ne sont plus des start-up. Mais les grands groupes sont eux aussi sont nombreux à revendiquer un « esprit start-up » ; c’est-à-dire avoir un mode de fonctionnement qui stimule l’innovation, renforce l’esprit d’équipe et rend plus réactif.

Zoom sur des starts-up burkinabè

Au Burkina Faso, il existe des starts-up dans les différents secteurs de développement. C’est le cas de Lagazel créée en 2015 par le français Arnaud, ingénieur électricien, spécialiste en énergies renouvelables est installé depuis 2005 à Dédougou et son frère Maxence Chabanne. L’unité est spécialisée dans la fabrication de lampes solaires autonomes, économiques et écologiques. Une petite journée ensoleillée est largement suffisante pour recharger les lampes, soit entre 6 et 8 heures de recharge pour une utilisation qui va jusqu’à 20 heures. Les lampes sont métalliques, robustes, étanches, garanties 2 ans avec service après-vente. La start-up qui emploie une trentaine de personnes commercialise déjà ses produits qui coûtent entre 5000 et 25 000 FCFA, sur les marchés du Bénin et du Mali.

Depuis septembre 2014, la start-up burkinabè FasoPro de Hien Kahitouo, l’ingénieur formé à 2iE, commercialise ses premiers produits « ToumouDelice », des chenilles précuites qui contribuent à lutter contre la malnutrition. Conditionnées dans des sachets de 500 grammes et 1 kg vendus respectivement à 3 000 et 5 000 F CFA, ces chenilles fraîches ont une durée de conservation de 18 mois. FasoPro entend lutter contre la malnutrition et favoriser la croissance verte. Dans cette logique, elle propose aussi de la poudre améliorée et des bouillons enrichis à base de chenilles, riches en protéines.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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