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Enseignement supérieur et emploi : La Direction générale de l’Economie…

Enseignement supérieur et emploi : La Direction générale de l’Economie et de la Planification suscite la réflexion ce jeudi 19 novembre au CBC

La Direction générale de l’Economie et de la Planification organise sa première conférence publique trimestrielle sur l’économie et le développement. « Enseignement supérieur et emploi : Enjeux et perspectives pour le développement socioéconomique du Burkina Faso ». C’est le thème phare de cette communication qui sera développée le 19 novembre 2015 au CBC par d’éminentes personnalités du monde universitaire et des acteurs de l’administration publique avertis des réalités socio-économiques du moment. Le but de cette communication est de susciter des réflexions autour de la problématique de l’adéquation entre enseignement supérieur et employabilité des jeunes. En prélude à cette tribune, nous avons rencontré le Directeur général de l’Economie et de la planification(DGEP). Dans cet entretien, Fidèle Bama parle de l’opportunité d’un tel événement ainsi que le contexte dont il s’inspire.

Monsieur le Directeur Général, pouvez-vous nous situer sur le contexte d’organisation des conférences trimestrielles dans lequel le Ministère de l’Economie et des Finances s’est lancé depuis un certain temps ?

De prime à bord, je tiens à vous dire grandement merci pour l’occasion que vous me donnez de parler de la conférence publique trimestrielle qui est la première du genre au Ministère de l’Economie et des Finances. Ces conférences trimestrielles sont des cadres d’échanges ouverts entre les différents acteurs au développement dans le but de susciter des réflexions autour des problématiques majeures de développement, à même de déboucher sur des propositions pertinentes qui aideront les décideurs à la prise de décisions. Aussi, il convient de préciser que les questions économiques sont restées jusque-là l’apanage des seuls techniciens. Il est temps que le grand public c’est-à-dire les populations pour lesquelles les politiques sont conçues et mises en œuvre soient entendues. Cela leur permettra non seulement de savoir ce que l’Etat fait mais aussi recueillir les propositions d’amélioration.

Quel est le thème de la première conférence trimestrielle et quels objectifs, poursuivez-vous en choisissant de plancher d’aborder sur cette thématique ?

Je précise que la première conférence trimestrielle se tiendra le jeudi 19 novembre 2015 à 15h30 dans la salle de conférence du Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC). Le thème de cette conférence porte sur « Enseignement supérieur et emploi : Enjeux et perspectives pour le développement socioéconomique du Burkina Faso ». Le choix de ce thème vient du constat que les jeunes issus des différentes écoles supérieures de formation et universités rencontrent d’énormes difficultés pour trouver un emploi, c’est-à-dire pour se faire recruter ou s’auto employer et devenir eux-mêmes des employeurs. Chacun à sa petite idée sur les facteurs explicatifs à même de justifier une telle situation. Les raisons évoquées sont entre autres la baisse de la qualité de l’enseignement, l’inadéquation emploi/formation, l’insuffisance de professionnalisation des filières, le faible développement des PMI/PME…

Les débats au cours de cette conférence contribueront à poser un diagnostic d’ensemble du système d’enseignement et de formation. Nous pensons également pouvoir dégager des éléments pour établir un lien entre les différents ordres d’enseignements (secondaire, supérieur, formation technique et professionnelle) et la question de l’employabilité des jeunes. Ainsi, des suggestions pourront être faites pour contribuer à la réduction du chômage des jeunes.

Les échanges au cours de la conférence seront organisés autour des aspects comme
l’offre de formation dans nos universités et instituts ; les potentialités en matière d’offre d’emploi au niveau des secteurs public et privé ; le lien entre l’offre de formation et le marché du travail.

Quel est le public cible visé par cette conférence ?

Cette conférence est organisée à l’attention de tous les citoyens burkinabè. Premièrement, les parents sont les plus concernés car ils sont souvent les premiers guides du jeune étudiant au début de l’orientation académique. Ensuite, nous avons les étudiants, le monde universitaire et les enseignants, les chercheurs, la société civile dans son rôle d’éveil et de conscientisation, les chefs d’entreprises, les fondateurs d’établissement d’enseignement, les partenaires techniques et financiers ainsi que les décideurs politiques. En somme, nous avons besoin de l’expertise de tous les partenaires au développement car l’avis de chacun est important.

Quels seront les principaux animateurs et les invités de cette conférence ?

La conférence est placée sous la présidence de Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances et la coprésidence de Monsieur le Ministre des Enseignements secondaire et supérieur et de Monsieur le Ministre de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi.

Elle sera animée par d’éminentes personnalités du monde universitaire et des acteurs de l’administration publique qui sont en contact avec les réalités du terrain. Le Professeur Jean François KOBIANE, Directeur Général de l’Institut Supérieur des Sciences de la Population, est le conférencier principal. Il a été choisi au regard de sa grande connaissance de ces questions en liaison avec les multiples travaux de recherche conduit dans le domaine. Deux autres panélistes contribueront également au débat en apportant leurs expériences pratiques sur le thème. Il s’agit de Professeur Salifou Koucka OUIMINGA, Maître de conférences etDirecteur de la Recherche et de la Coopération Universitaires au Ministère des Enseignement Secondaire et Supérieur (MESS) et de Madame Aguiratou TOU/NANA, Directrice Générale de la Promotion de l’Emploi au Ministère en charge de la jeunesse et de l’emploi.

La modération de cette importante conférence sera assurée par Monsieur Pierre Claver DAMIBA, ancien fonctionnaire international, Consultant International, bien connu dans notre pays et ayant une grande connaissance des questions de développement.

Quelle suite réservez-vous aux résultats de cette conférence sur l’enseignement supérieur et l’emploi ?

Il s’agit d’une importante question car l’essentiel n’est pas la conférence mais l’après conférence c’est-à-dire l’usage qui sera fait des recommandations. Les idées fortes qui émergeront des échanges serviront à formuler des suggestions et recommandations à l’endroit des décideurs politiques et du patronat. Dans cette démarche, nous accordons une attention aux mesures qui touchent l’adéquation entre l’enseignement supérieur et le marché de l’emploi. A cet effet, il est envisagé la synthèse des recommandations, puis une réflexion approfondie sur celles-ci en collaboration avec les Ministères en charge de l’enseignement supérieur et de l’emploi en vue de voir dans quelle mesure les principales recommandations peuvent être mises en œuvre.

Comme vous l’aviez évoqué plus haut , ces conférences sont prévues pour se tenir trimestriellement sur une thématique majeure de développement, Quel sera le thème de la prochaine conférence et la date probable de sa tenue ?

Le planning prévoit que nous puissions dérouler un certain nombre de thématiques chaque trimestre. Mais au regard des évènements survenus récemment dans notre pays, nos ambitions ont été réajustées de sorte que seule une conférence pourra se tenir cette année. Nous comptons tout de même, tenir la deuxième conférence publique sur la problématique de l’énergie qui est une épineuse question dans le cadre du développement économique et social de notre pays, courant premier trimestre 2016. Nous reviendrons vers vous dans les jours à venir avec des indications précises sur la date, le lieu etc. de cette thématique dont les enjeux sont multiples.

Est-ce qu’il y a un aspect sur lequel vous voudriez revenir sur cet entretien ?

Avant de terminer, je voudrais tout d’abord remercier les plus hautes autorités du Ministère de l’Economie et des Finances pour l’appui et les moyens financiers octroyés pour le financement de cette activité dans ce contexte relativement difficile. Cela traduit toute l’importance qu’ils accordent aux questions de communication/sensibilisation sur les préoccupations essentielles de développement.

Vous me donnez également l’occasion de dire merci à toutes les parties prenantes à cette conférence notamment, les Conférenciers et le modérateur, qui malgré les multiples reports ont tenu à nous accompagner jusqu’au bout.

Je remercie aussi tous les membres du comité d’organisation pour leur dévouement et engagement pour la réussite de cette première conférence trimestrielle sur les questions de développement. Aussi, je tiens à dire merci à l’ensemble des organes de presse (écrite, radio et télé) qui nous accompagnent pour la couverture de l’évènement malgré le programme chargé en cette période électorale. Pour terminer, j’invite tous les acteurs au développement à prendre part à cette conférence pour des échanges fructueux pour une meilleure contribution de l’enseignement supérieur à la réduction du chômage dans notre pays.

Propos recueillis par Natacha Ouédraogo/
www-digicomfaso.info
lefaso.net

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