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En Malaisie les inondations perturbent la production d’huile de palme

La production d’huile de palme en Malaisie, deuxième fournisseur mondial, est très perturbée par les inondations de la mousson. Les cours de cette huile, qui étaient au plus bas, se redressent depuis la semaine dernière.

Les violentes pluies de la mousson perturbent une activité majeure en Malaisie en cette fin d’année : la production d’huile de palme. Les Etats les plus touchés par les intempéries, à l’est et au sud de la péninsule malaise (Kelantan, Terranganu, Pahang et Perak) fournissent le tiers de l’huile de palme produite en Malaisie.

Les populations sont évacuées par centaines de milliers, les plantations de palmier à huile et les routes sont inondées, les usines de trituration sont indisponibles : beaucoup de fruits vont pourrir dans les arbres. Une perte de production en quantité. Ou alors ils arriveront trop tard pour la trituration et seront gorgés d’eau, ce qui diminuera la qualité de l’huile qui en sera extraite : elle contiendra trop d’acides gras, impossible alors de la commercialiser. Rien qu’en décembre, les volumes que produit la Malaisie pourraient chuter de 18 %.

Or, le pays asiatique est le deuxième fournisseur d’huile de palme au monde pour l’industrie alimentaire, les cosmétiques ou les biocarburants : 20 millions de tonnes annuelles, derrière l’Indonésie (33 millions), mais très loin devant le Nigeria (1 million de tonnes) et la Côte d’Ivoire (moins de 500 000 tonnes). L’impact sur le prix mondial de l’huile de palme est déjà sensible : le cours de référence de l’oléagineux à Kuala Lumpur s’est redressé de 4,5 % la semaine dernière, alors qu’il se traînait au plus bas depuis cinq ans il y a encore deux mois.

Mais globalement, la planète ne manque pas d’huile avec une production record de soja américain et des stocks d’huile de palme importants dans toute l’Asie du Sud-Est. Par ailleurs, la chute des cours du pétrole plombe les prix des oléagineux, puisqu’ils sont aussi des carburants. C’est pourquoi les inondations dans les plantations malaisiennes, pour dramatiques qu’elles soient, auront du mal à faire décoller les prix de l’huile de palme bien au-delà des 650 dollars la tonne.

Claire Fages
rfi.fr

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