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Egypte: le gouvernement obtient le feu vert pour l’émission d’un emprunt international

Le gouvernement égyptien a indiqué dans un communiqué publié le 6 janvier 2015, qu’il avait obtenu l’accord de la Commission Economique relatif à sa proposition de recourir au marché international des capitaux pour mobiliser des ressources financières et que désormais plus rien n’empêchait l’opération de se dérouler.

Aucune indication n’a encore été donnée sur les montants, ou encore sur l’équipe des arrangeurs de l’opération, mais on se souvient qu’intervenant sur le sujet, il y a quelques temps, Hany Demian le ministre égyptien des Finances avait évoqué la possibilité pour son pays de solliciter 1,5 milliard $ sur le marché international en 2015.

L’annonce de cet emprunt intervient à un moment particulier. Le communiqué du gouvernement indique que son objectif est d’attirer de nouveaux capitaux qui serviront à renforcer les ressources du pays. Parallèlement ce dernier s’est engagé dans un processus de remboursement de la plupart de sa dette internationale, déjà avec le remboursement des factures dues aux entreprises pétrolières. On peut aussi citer le remboursement du dépôt 2,5 milliards $ effectué par le Qatar en soutien au régime de Mohamed Morsi, président élu des Frères musulmans, qui a été renversé par l’actuel président Al Sissi (photo).

Dans la même logique d’apurement de sa dette, le gouvernement égyptien a annoncé qu’il règlerait ce mois de janvier, une première partie (700 millions $) due au Club de Paris, sur un montant global de 1,4 milliard $. L’Egypte se présente comme le deuxième pays ayant officiellement annoncé son arrivée sur le marché international des capitaux cette année 2015, après la déclaration faite par la Tanzanie.

Rappelons qu’en 2014, les gouvernements et entreprises d’Afrique subsaharienne auront levé plus de 17 milliards $ sur le marché international des capitaux, dont 12 milliards pour les Etats. Une progression de plus d’un tiers en une année. Avec la baisse du pétrole, la hausse du dollar, la faiblesse de l’économie russe et les incertitudes dans laquelle la Grèce plonge les pays de l’Union Européen, la demande pour les obligations souveraines africaines risque de battre des records en 2015.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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