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Editorial : Année 2016, l’économie burkinabè à l’épreuve

Le Burkina Faso entre dans la nouvelle année 2016, avec le Président Rock Marc Christian Kaboré à la tête du pays. Mais comme l’a déjà souligné le tout nouveau Président de la République dans son discours d’investiture, il hérite d’un bilan économique délétère. Cela ne semble pas être une surprise par ce que les opérateurs économiques ainsi que le citoyen font le même constat.
En effet, l’année 2015 a laissé ses traces sur l’économie burkinabè. Cela est dû d’une part à la crise socio politique qui a secoué le pays depuis 2014. Mais les évènements des 16 et 17 septembre 2015 n’ont pas arrangé les choses. En effet une dizaine de jours durant le secteur informel, les administrations publique et privé, etc. ont cessé de fonctionner durant cette période. L’activité économique en a payé les frais. D’autre part la fragilité de l’activité économique mondiale caractérisée par la chute des cours de l’or, du pétrole, du coton, etc. se compte aussi parmi les facteurs aggravants. Tout ceci a eu un impact direct et indirect sur la croissance économique et partant la vie quotidienne des populations.
Au Burkina Faso, 2015 a été marqué également par le mécontentement de syndicats de nombreux domaines notamment les mines, les juristes, les financiers, etc. ce qui a encore contribué à ralentir l’économie qui traversait déjà de moments durs. On n’oublie pas également la dette intérieure qui reste aussi élevé au grand dam des entrepreneurs nationaux. Ce bref état des lieux un peu plus sombre est marqué enfin par un ralentissement de l’investissement étranger, l’aide au développement entrainant le ralentissement voir l’arête de certains programmes majeurs de développement durable.
Le contexte sécuritaire n’est pas en reste de se pèle mêle. Le phénomène du djiadisme avec ses corollaires de conséquences jouent énormément sur les pays ouest africains. Le Burkina Faso frontalier au Mali durement touché, en paie aussi les frais sur le plan social économique et politique.
La maladie à virus EBOLA, qui s’est propagée en début d’année 2015 a aussi eu un impact sur l’économique du pays en 2015.

2016 les perspectives sont bonnes pour l’économie

Cependant en dépit de tous ces facteurs, le pays affiche de bonnes perspectives quant à sa croissance économique en 2016. Selon le Groupe de la Banque Mondiale, les perspectives économiques sont favorables à une croissance forte de 7% en 2016. 2016 serait l’année de tous les défis. En tous cas les besoins socio-économiques sont énormes.
Le Burkina a connu une croissance moyenne de 6 % par an, celle-ci s’est décélérée à 4 % en 2014. Ceci s’explique par la baisse importante et persistante des cours de l’or et du coton (respectivement 27 % et 8 % en 2014), la baisse de la production céréalière et la crise politique en 2014.
Les réformes de seconde génération portant sur la libéralisation de l’économie et la promotion de l’emploi par les petites et moyennes entreprises permettront sans nul doute de soutenir une croissance durable.

Encadré : Données économiques

Produit intérieur brut : 12,5 milliards de dollars (Banque mondiale, 2014).
Produit intérieur brut par habitant : 720 dollars (Banque mondiale, 2014).
Taux de croissance du produit intérieur brut : 4 % (Banque mondiale, 2014).
Taux de chômage : 3 % (Banque mondiale, 2013).
Taux d’inflation : – 1 % (Banque mondiale, 2014).

Dépenses publiques : 1 441 milliards de francs CFA (FMI, 2014).
Dette publique : 28 % du produit intérieur brut (FMI, 2014).
Solde budgétaire : – 2 % du produit intérieur brut (FMI, 2014).

Balance commerciale : – 2 187 millions de dollars (OMC, 2013).
Principaux clients : Suisse, Mali, Afrique du Sud, Union européenne, Chine (OMC, 2013).
Principaux fournisseurs : Union européenne, Chine, Côte d’Ivoire, États-Unis, Inde (OMC, 2013).
Part des secteurs d’activité dans le produit intérieur brut : agriculture 22 %, industrie 26 %, services 52 % (Banque mondiale, 2014).
Exportations de la France vers le Burkina Faso : 269 millions d’euros (DGDDI, 2014).
Importations françaises depuis le Burkina Faso : 42 millions d’euros (DGDDI, 2014).

Aide publique au développement française décaissée : 79 millions de dollars (OCDE, 2013).

Source : www.diplomatie.gouv.fr/fr

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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