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Economie : Une mobilisation contre le franc CFA

Des Organisations de la société civile (OSC) panafricanistes ont lancé, le samedi 7 janvier 2017, le front anti-CFA. Cette initiative, a été marquée par des conférences dans des pays africains (dont le Burkina Faso) et européens.
Ouagadougou, à l’instar d’autres villes d’Afrique et du monde, a abrité, le samedi 7 janvier 2017, une manifestation contre le franc CFA. Au Burkina Faso, le front a été porté par le mouvement Citoyens africains pour la renaissance (CAR). La journée a été présentée comme un front de l’Afrique et de sa diaspora qui s’unissent pour démanteler les jalons du colonialisme, à travers le dénigrement du franc des colonies françaises d’Afrique. L’appel a été lancé le 26 décembre 2016 par le militant panafricaniste, écrivain et chroniqueur Kemi Seba et par l’ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF).
La mobilisation du samedi 7 janvier, première du genre, visait à dénoncer la servitude monétaire que représente le F CFA, vestige colonial. Les débats qui ont été menés sont censés être le début de la prise de conscience par l’ensemble des Africains, dont ceux de la diaspora. Ainsi, le but est de parvenir à l’abandon de cette monnaie, pour lui substituer une monnaie unique africaine. Toute chose qui devrait constituer un pas important vers le développement.
Le franc de la Communauté financière africaine (CFA) existe dans l’espace Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Créée en 1939, la zone Franc est un espace économique et monétaire d’Afrique subsaharienne, où vivent 155 millions d’habitants. Elle comprend 14 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l’archipel des Comores. Le CFA, autrefois arrimé au franc français, dispose d’une parité fixe avec l’euro. Ce lien fort est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité.
Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), l’Ivoirien Tiémoko Meyliet Koné avait affirmé le 23 novembre dernier que le franc CFA «pouvait continuer à servir les économies» des 15 pays qui l’utilisent, rejetant les critiques sur son caractère «désuet».

Alfred KANON
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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