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Economie : Une évolution satisfaisante en 2017

La direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et les établissements de crédits agréés au Burkina Faso ont tenu, ce jeudi 22 mars 2018, leur rencontre ordinaire sur la situation économique du Burkina Faso en 2017 ainsi que l’activité bancaire. En gros, il ressort un satisfecit qui s’explique par un accroissement du Produit intérieur brut (PIB) estimé à 6,5% contre 5,9% en 2016.

L’activité économique a connu une hausse satisfaisante en 2017. Ce, en dépit d’une campagne agricole qui n’a pas répondu aux attentes des producteurs et des populations. C’est du moins le bilan établi par les responsables des établissements financiers agréés au Burkina Faso au cours d’une rencontre avec la direction nationale de la BCEAO. « …l’activité économique s’est inscrite en amélioration, se traduisant par un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) estimé à 6,5% en termes réels en 2017, après un taux de 5,9% en 2016 », ont fait remarquer les financiers.

Cette situation reluisante a aussi été ressentie dans le secteur bancaire et de la micro-finance. « Le secteur bancaire et celui de la micro-finance, dans la même dynamique que l’activité économique ont continué à se consolider en 2017 à travers des indicateurs d’intermédiation et un réseau en progression, tout en maitrisant la qualité du portefeuille et en assurant une exploitation globalement bénéficiaire », ont mentionné les participants. Cependant, les deux secteurs devront réussir la modernisation de leurs services au rythme du développement des nouvelles technologies, de la transparence financière, de la maitrise des risques de crédit, etc.

Une meilleure organisation du secteur des finances pour plus de résultats
Outre le bilan de la santé économique du Burkina en 2017, les responsables des établissements financiers ont aussi examiné les nouvelles dispositions sur la gouvernance et les conditions d’exercice des fonctions d’administrateurs et de dirigeants. En effet, il est désormais interdit entre autres le cumul de fonction de président de conseil d’administration et de directeur général.

Des questions d’actualité qui touchent l’économie nationale ont été passées en revue. L’augmentation du droit des timbres, qui est passé de 25 à 50 francs Cfa, est également revenue lors des échanges. Pour le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers, Martial Goeh-Akue, les structures ne font qu’appliquer une directive qu’elles ont reçue du gouvernement.
Le directeur national de la BCEAO, Charles Luanga Ki-Zerbo, est revenu sur certaines pratiques qui ont cours actuellement au Burkina. La gestion des pièces mutilées (lisses) et les billets maculés. Pour M. Ki-Zerbo, il n’est pas normal de refuser ces pièces ou billets tant qu’ils ne sont pas dépréciés. « Si quelqu’un a ces pièces ou ces billets, il peut se rendre à nos guichets pour demander de les changer », a-t-il indiqué. 
Aussi, ces derniers jours, une société de transfert monétaire électronique avait revu à la hausse le coût de ses prestations ayant entrainé une grogne chez les consommateurs.

Pour Charles Luanga Ki-Zerbo, sa structure observe ce qui se passe. Mais il estime que la réaction des consommateurs doit être un indicateur pour ladite société. Par contre, la BCEAO qui a donné un agrément à la société compte sur la concurrence pour obtenir de meilleurs services aux meilleurs prix pour les populations. Il s’est par ailleurs réjoui que plusieurs sociétés dont des banques s’engagent dans le transfert monétaire par voie électronique.

Jacques Théodore Balima
Lefaso.net

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