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Economie : Sn Citec en campagne contre la mévente de l’huile

La  Société Nouvelle Huilerie et Savonnerie (SNCitec) a  organisé une rencontre avec les journalistes et  associations  de  consommateurs de la zone Nord-Est, le samedi 26 janvier 2019à Ouagadougou. Face aux difficultés notamment la mévente qu’a connue la société, le Directeur commercial de la SN Citec, Ibrahim Traoré, a lancé un appel à l’Etat en vue de l’application des textes en vigueur.

Au Burkina Faso, la production nationale d’huiles alimentaires à base de graines de coton est assurée par plusieurs acteurs dont principalement la SN-CITEC, la SOFIB, le GTPOB et le GHB/GIE. Elle est estimée à 30.000 tonnes par an. Les besoins en consommation de la population en huiles alimentaires sont estimés à près de 60.000 tonnes par an (à relativiser en raison de la fiabilité limitée des statistiques). Plus de 90% des huiles importées rentrent en fraude ou sont vendues dans des conditions frauduleuses à travers la non-application de la fiscalité intérieure (sans facture normalisée, non-collecte de la TVA et du BIC). Cet aperçu sombre du secteur de l’huilerie a été décrit par le DG de la SN Citec, Alexandre Zana dans une interview accordée à nos confrères de l’Economiste du Faso.

Les   premiers   responsables de la SN Citec, pour expliquer à la question de mévente, ont rencontré la presse autour d’une réunion d’échanges le week end dernier. Ce, afin de partager l’information en vue la nécessité d’assainir le marché des huiles au Burkina qui, a fortement été ébranlé en 2018. A ce propos, les estimations font cas de milliers de tonnes d’invendus pour l’année écoulée.

Au Burkina Faso, l’un des facteurs qui encourage les consommateurs à aimer les produits importés, c’est surtout le coût qui joue à « 95% » dans la détermination du choix. Les consommateurs ont malheureusement la perception que les produits nationaux sont plus cher, explique le Directeur   commercial de la SN Citec Ibrahim Traoré. Il  regrette que la production locale représente « seulement 1/5 de la taille du marché national ».

Pour lutter efficacement contre la concurrence déloyale dont sont victimes les produits nationaux, il faut « identifier tous les importateurs, tracer toutes les importations et travailler dans une synergie d’action entre toutes les administrations (commerce, santé et économie » a-t-il   suggéré.

Concernant la crise que les huileries ont connue en 2018, Monsieur Ibrahim Traoré a expliqué qu’une partie du problème est réglée mais   que   des mesures énergétiques structurelles doivent être prises également. Il a regretté qu’ « il n’y a pas de taxation préférentielle pour les industries locales » qui emploient de façon directe des centaines de personnes de manière indirecte.

En rappel, pour résorber la problématique de l’écoulement d’huiles alimentaires, les importateurs et distributeurs s’étaient engagés à enlever l’huile en souffrance de la Sn Citec. A cet effet, ils avaient signé un mémorandum en présence du ministre en charge du Commerce Harouna Kaboré, le 21 septembre 2018 à Ouagadougou.

Malgré la mauvaise campagne cotonnière, la société a pu produire 20.000 tonnes d’huiles et entend aller à 120.000 tonnes de   graines de coton pour augmenter sa capacité  de   production pour l’année  2019.

Pour   l’année   2019, la SN Citec avec un chiffre d’affaires de   20 milliards de   Francs CFA entend   mettre en œuvre  tous les moyens avec les organisations de consommateurs pour vendre   l’intégralité de  sa  production, en huile, en   aliments de batailles, en savons.

 

Fiakofi Kossi(Stagiaire)

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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