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Economie numérique : Les données personnelles doivent être gérées avec rigueur

Du 22 au 23 septembre dernier, l’Association francophone des autorités de protection des données personnelles (AFAPDP), la Commission de l’Informatique et des Libertés ont, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie, organisé la 9ème Conférence et la 10ème Assemblée générale de l’AFAPDP à Ouagadougou (Burkina Faso).

 

Les discussions ont notamment porté sur la sécurité des données et les évaluations d’impact pour la protection des données, la protection des données dans le domaine de la recherche, l’accès aux bases de données des opérateurs de télécommunications par les services de sécurité. Ces différents aspects ont été abordés en 04 sessions portant sur les thèmes : « Sécurité des données et analyse de risque », « Accès aux bases de données des opérateurs par les services de sécurité », « Protection des données dans le domaine de la recherche », « sensibilisation à la protection des données dans l’humanitaire ». Cette rencontre a été précédée du 2è forum africain de la protection des données que la CIL a organisée du 20 au 21 septembre.
Selon l’article 2 de la loi n°010-2004 AN portant sur la protection des données à caractère personnel,« Constitue une donnée à caractère personnel, toute information qui permet, sous quelque forme que ce soit, directement ou non, l’identification des personnes physiques, notamment par référence à un numéro d’identification ou à plusieurs éléments spécifiques propres à leur identité physique, psychologique, psychique, économique, culturelle ou sociale ». Aujourd’hui, la donnée est au cœur des priorités stratégiques des entreprises. La donnée est partout, ses sources sont multiples, provenant à la fois des entreprises, des individus, des puissances publiques, voire des machines elles-mêmes. La donnée circule, se reproduit, se stocke, s’agrège. Elle devient la matière première de nombreux métiers et la raison d’être de nouveaux marchés, témoignant d’une tendance généralisée qui est la data driven economy (l’économie guidée par les données).
Selon les chiffres du rapport « Economie des données personnelles » publié en octobre 2015 par le centre français CIGREF, à chaque minute, l’humanité produit 350 000 Tweets, 15 millions de SMS ; 200 millions de mails; 250 gigaoctets d’informations sont archivés sur Facebook et 1 740 000 gigaoctects d’informations sont publiés dans le monde. Tous les jours, Google traite plus de 24 peta-octets de données, soit 24 millions de milliards d’octets. En 2013, 1,01 milliards d’objets connectés peuplaient la planète. Ce chiffre pourrait atteindre 100 milliards en 2020. Telle est la conséquence logique du poids que le numérique. Ces données touchent à la vie privée des citoyens. C’est pour cette raison que les plateformes qui les hébergent doivent les gérer selon des règles strictes d’éthique et de déontologie afin de ne pas créer de préjudices à ceux dont elles émanent.
Pour éduquer et sensibiliser, adapter la réglementation à l’évolution technologique, mener des campagnes de plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour la protection des données à caractère personnel, le réseau africain des autorités de protection des données à caractère personnel (RAAPDP) a été mis sur pied à l’issue du forum de Ouagadougou. Selon Marguerite Bonané, présidente de la CIL, il faut impérativement se « prémunir contre les velléités à peine voilées de tous ceux qui entendent faire de l’Afrique ce vaste marché de consommation du futur où ils pourront à leur guise marchander les données personnelles de nos concitoyens ».

 

 

 

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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