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Economie mondiale : Perspectives ternes pour 2016

En 2016, l’économie mondiale devrait être durement éprouvée selon les analystes. En cause, le ralentissement chinois, les difficultés des émergents, les bulles spéculatives. Une nouvelle crise financière n’est pas à exclure.

La déroute boursière chinoise fait craindre un atterrissage brutal de l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale depuis plus d’une dizaine d’années. Les marchés boursiers ne seront pas les seuls touchés. Les économies des partenaires commerciaux de la Chine pourraient l’être aussi. Depuis plus d’une dizaine d’années, la Chine a servi de locomotive économique pour les pays émergents avec une forte demande de matières premières. Les prix ont commencé à s’effondrer à partir de 2014 au fur et à mesure que le géant asiatique donnait des signes de ralentissement de son activité industrielle. La chute de la Bourse chinoise en ce début d’année complique encore plus l’équation pour redresser les économies des pays émergents. Parfois en forte récession, à l’image du Brésil, ils se retrouvent coincés à la fois par la baisse de leurs revenus et la reprise de la hausse des taux aux États-Unis. Le ralentissement chinois contribue également à la baisse du prix du pétrole, dont la surproduction inonde les marchés. Face à l’effondrement brutal des cours, les pays producteurs augmentent leur déficit public. La baisse du prix du pétrole engendre à son tour un risque déflationniste dans les pays importateurs. Enfin, la reprise des tensions géopolitiques constitue elle aussi une menace pour l’économie mondiale. La récente rupture des relations diplomatiques entre l’Iran et l’Arabie saoudite ou encore l’essai de bombe H de la Corée du Nord sont des facteurs massifs d’augmentation d’incertitudes.

En tout état de cause, selon le Fonds monétaire international (FMI), en 2016, la croissance mondiale sera « décevante et inégale ». Dans ses Perspectives économiques mondiales, présentées mercredi 6 janvier, la Banque mondiale ne dit pas autre chose. Elle mise sur une croissance mondiale limitée à + 2,9 % en 2016, en baisse de 0,4 point par rapport à ses chiffres de juin 2015, et sur une reprise « modeste » en 2017-2018 (+ 3,1 %).

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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