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ECONOMIE : Le FMI et Le Burkina Faso revoient les projections pays en matière de croissance de 6,29% à 6% en 2019

Une mission du Fonds Monétaire International (FMI) dirigée par le Directeur général adjoint Afrique de l’institution, Dominique Desruelles séjourne au Burkina Faso. Elle a échangé avec le Chef du gouvernement burkinabè Christophe Joseph Marie Dabiré le 28 mai 2019 autour des sujets portant sur les éventuelles options pour combler le gap dans la mobilisation des recettes intérieures ainsi que l’amélioration de l’efficacité des dépenses publiques.

L’économie burkinabè a été négativement marquée ces dernières années en raison de la crise sécuritaire ainsi que de la fronde sociale. Au vu d’un tel contexte, le chef de délégation du Fmi Dominique Desruelles a expliqué à sa sortie d’audience que les échanges avec le chef du gouvernement ont porté sur les diverses options pour trouver des marges de manœuvre supplémentaires afin de faire face aux dépenses prioritaires, qu’il s’agisse des investissements, de la sécurité ou de la question sociale.

FMI s’est engagé à accompagner le plan proposé par les autorités burkinabè pour résorber ce gap et accroître les recettes. La partie burkinabè doit également améliorer l’efficacité de la dépense publique.

Outefois, le Burkina Faso et le FMI se sont mis d’accord pour estimer le taux de croissance à 6% en 2019 contre les projections de 6,20% antérieurement annoncées a enchérit le ministre en charge de l’Economie Lassané Kaboré. Selon lui, le fonds a noté que nous avons pu mobiliser les 430 milliards FCFA mais qu’il y a des actions à mener pour combler le gap de 26 milliards FCFA.

Le FMI a pour rôle de proposer différentes options aux autorités et il leur revient de choisir celles qui leur conviennent et de les annoncer le moment approprié a précisé Monsieur Desruelles. Le FMI contribue à identifier les leviers devant permettre d’accroître les dépenses d’investissement. Dans certains pays, il faut élargir l’assiette fiscale en supprimant par exemple des exemptions qui n’ont plus lieu d’être, tandis que pour d’autres, il faut améliorer l’efficacité de la dépense publique. En tout état de cause, ce sont les autorités qui décident de la démarche la plus adaptée a -t-il conclu.

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