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Economie : La Manufacture burkinabè de cigarette a 50 ans

La Manufacture burkinabè de cigarette (MABUCIG) a fêté ses 50 ans. Ce jubilé d’or a été célébré dans la soirée du mardi 21 février 2017 à Ouagadougou au cours d’une soirée à laquelle étaient présents les responsables et partenaires de la société. Des cadres du ministère du Commerce dont le directeur de cabinet du ministre étaient aussi présents.
 
 

Economie : La Manufacture burkinabè de cigarette a 50 ansCinquante ans, c’est l’âge de la maturité. Pour marquer cette étape importante dans la vie de l’entreprise, les responsables de la MABUCIG ont convié les partenaires pour une soirée commémorative.
La MABUCIG a été créée en 1966 à Bobo-Dioulasso. « A l’époque j’étais en classe de 4e. Et voir une usine qui fabriquait et commercialisait de la cigarette à Bobo-Dioulasso nous rendait fiers », a témoigné Lassiné Diawara, actuellement président du Conseil d’Administration de MABUCIG.
Des réformes pour tenir face aux difficultés
A sa création, la société fabriquait avec l’actionnariat des maisons-mères des cigarettes de marque comme Job, Camelia et bien d’autres. Mais avec l’évolution du marché et des réalités économiques des Etats, la manufacture burkinabè a dû opérer une mue pour s’adapter. « Nous avons donc approché le gouvernement afin de pouvoir sauver les emplois. C’était dans les années 1986-1987 », a raconté le PCA de MABUCIG. Des réformes ont alors été engagées et des marques comme Rothman King Size et Peter Stuyvesant sont rentrées dans la fabrique de la société burkinabè de cigarette.
« La MABUCIG est une société dynamique qui cherche à sauver les emplois et à permettre au Burkina de fabriquer ses marques de cigarette », a ajouté Lassiné Diawara. Pour y arriver, des partenariats ont été signés avec certains groupes dont Bolloré. Et depuis lors, des cigarettes comme Mustang, Excellence, Boston, Hamilton sortent des usines de la MABUCIG.
Des projections fort intéressantes
En 2016, la MABUCIG a versé 37 milliards de francs CFA au titre des taxes et impôts. Afin de définir les projections de 2017, le Conseil d’administration a tenu son conseil. Il a été décidé d’investir 7 milliards de francs CFA pour améliorer les activités sur le terrain. Par ailleurs, la MABUCIG espère faire un chiffre d’affaires de 60 milliards durant cette année. « Ce sera sans taxes mais avec les taxes nous visons 100 milliards de francs CFA », a précisé le PCA.
Lassiné Diawara, 68 ans et PCA depuis 1990, a vu son mandat renouvelé pour les années à venir. Déjà certifiée ISO 9001, la MABUCIG recherche maintenant le label 14001. Des efforts qui, de l’avis du premier responsable de la société, visent à sauver les emplois des 283 personnes qui travaillent directement avec la MABUCIG et les 60 000 emplois indirects.
 
La MABUCIG est membre du groupe Imperial Tobacco. Le groupe est présent dans 165 pays avec 30 usines dans le monde dont 10 implantées en Afrique. Il emploie 35 000 personnes. Selon le directeur général Afrique du groupe, Xavier Durroux, le continent a produit en 2016 8% du chiffre d’affaires d’Imperial Tobacco. Une productivité que le groupe entend accroître les années à venir.
 
 
 

Lefaso.net

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