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Eau minérale lafi : 30 ans sont passés…

Cela fait 30 ans que l’eau minérale « Lafi » désaltère les consommateurs. Pour commémorer cet anniversaire, les Brasseries du Burkina (Brakina) et la Société de distribution de boissons (Sodibo) qui commercialisent le produit ont organisé un ensemble d’activités en septembre dernier à Bobo-Dioulasso. Il s’agissait essentiellement de faire le point du parcours et d’esquisser des stratégies pour toujours répondre aux attentes de la clientèle pour les années à venir.

 

C’est en 1986 que les Brasseries du Burkina (Brakina) et la Société de distribution de boissons (Sodibo) ont lancé l’eau minérale naturelle «Lafi». 30 ans après, Laafi se présente comme le leader du marché de l’eau minérale au Burkina Faso. Au fil du temps, un travail de fond a été fait en matière d’emballage pour attirer la clientèle. Ainsi, les fragiles bouteilles en PVC (polychlorure de vinyle), les étiquettes en papier ont fait place à des bouteilles plus résistantes aux chocs, de type PET et à des étiquettes plus élaborées. A en croire le directeur commercial et marketing, Julien Zayro, pour la seule année 2015, Lafi a écoulé environs 100 000 bouteilles par jour soit plus de 30 millions en tout. Ce résultat est à mettre à l’actif des transporteurs, des distributeurs agréés et les tenanciers de point de vente en détail. Système de production Concrètement, Lafi est extraite d’une nappe souterraine située, selon les responsables de la Brakina, à 180 m dans la zone industrielle de Bobo-Dioulasso. C’est grâce au partenariat avec Vitel (structure productrice d’eau minérale en France), que la Brakina a acquis son équipement de production de l’eau Lafi. Lafi se veut une « eau minérale naturelle » c’est à dire sans aucun correctif.
Afin qu’elle soit propre à la consommation, elle est, après extraction, d’abord stockée dans une cuve inoxydable pour y subir son premier contrôle. L’eau passe par la suite dans un réacteur pour être désinfectée à l’ozone. Après cette étape, l’eau passe à travers un filtre à sable afin de la rendre claire et transparente. Il faut ensuite débarrasser l’eau de toutes ses odeurs et de tous ses colorants. C’est à ce niveau que le filtre à charbon intervient. L’eau devient alors inodore et incolore avant d’être stockée dans un second bac désinfecté. Le processus se poursuit avec le filtre purificateur, les contrôles microbiologiques avant que l’eau ne soit mise en bouteille de 0,5 à 1,5 litre. Le contrôle se fait tan au Burkina Faso (avec le laboratoire national de santé publique) qu’au niveau international. Les bouteilles avant de prendre leurs formes normales sont chauffées à 180°C pour ensuite être gonflées dans un moule à l’aide de l’air stérile. Après il faudra les étiqueter avec toutes les références afin de permettre au consommateur final de pouvoir en faire la traçabilité. Aujourd’hui, le marché burkinabè est inondé par une panoplie d’ « eaux minérales » à l’origine douteuse. Certains commerçants n’hésitent pas à abuser de la confiance des consommateurs avec des mentions fictives et fantaisistes sur les emballages de leurs produits qui se révèlent nocifs pour la santé.

Selon le LNSP, sur plus de deux cent (200) unités de production d’eau de forage et d’eau préemballée au Burkina Faso, seules quatorze (14) structures ont contracté un protocole avec le laboratoire pour le contrôle régulier de leur eau. En juin 2015, le laboratoire a communiqué une liste de marques autorisées pour l’eau minérale en sachet. Parmi elles, figurent entre autres Eau Idéale (Ouaga), BARAJII, Mama, Babali, Djemil, Belwetkoom, eau jirma et Jirmani, Pacific koom, Yeelba, Beoog-Neeré,… Les consommateurs sont donc invités à observer la plus grande vigilance face à certains marchands d’illusions.

 

 

 

Aimé Florentin BATIONO

ecodufaso.com / ecodafrik.com

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