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Doing Business 2020 : Bahreïn en tête de la région du Moyen Orient et du monde

57 réformes de la règlementation des affaires ont été engagées par les économies de la région  Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), au cours de la période de douze mois se terminant le 1er mai dernier, contre 43 durant l’année précédente. 13 pays sur 20  ont procédé à des réformes, pour une note moyenne régionale qui s’est améliorée de 1,8 point. Ils comptent parmi eux quatre des pays qui ont le plus progressé à travers le monde dans ce domaine. C’est ce qui ressort du Rapport Doing Business 2020 du Groupe de la Banque mondiale, rendu public le 24 Octobre 2019.

Les pays du Golfe ont été particulièrement actifs, avec 35 mesures d’amélioration du climat des affaires. La région compte cette année quatre des dix pays les plus réformateurs au monde : l’Arabie saoudite, la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, qui totalisent presque la moitié des réformes engagées au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Les Émirats arabes unis restent quant à eux les plus performants de l’ensemble de la région, se classant au 16e rang mondial sur 190 pour la facilité de faire des affaires.

Le vice-président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord  Ferid Belhaj souligne « La suite des réformes devra porter sur la promotion de la transparence, d’une concurrence loyale et d’une bonne gouvernance afin de créer un environnement propice aux entreprises dans la région MENA et d’attirer les investissements dont celle-ci a besoin pour générer des emplois au profit des jeunes et des femmes. »

La Jordanie, avec trois réformes, se classe pour première fois parmi les principales économies réformatrices. Le pays a, en effet, renforcé l’accès au crédit en introduisant une nouvelle loi sur les transactions sécurisées, en modifiant la loi sur l’insolvabilité.

Avec neuf réformes, Bahreïn, est en tête de la région et du monde pour le nombre d’évolutions réglementaires. Le pays a récemment introduit une nouvelle loi sur les faillites, renforcé les droits des actionnaires minoritaires et réorganisé le processus d’obtention des permis de construire.

L’Arabie saoudite est le pays dont le score global a le plus progressé cette année. Il a mené pas moins de huit réformes avec la création d’un guichet unique pour la constitution d’une société et la suppression de l’obligation pour les femmes mariées de fournir des documents supplémentaires lorsqu’elles demandent une carte d’identité. Il a en outre accéléré les opérations d’import-export en améliorant le guichet unique en ligne, en autorisant des inspections basées sur les risques, en lançant une plateforme électronique pour la certification des marchandises importées et en améliorant les infrastructures du port de Djeddah.

Le Koweït a mené sept réformes et s’est ainsi classé pour la première fois dans le top 10 des pays les plus performants. Avec des réformes telles que  la simplification de la délivrance des permis de construire, la facilitation des échanges transfrontaliers.

Le Maroc a mis en œuvre six réformes, notamment avec le renforcement de la protection des investisseurs minoritaires, la réduction du taux de l’impôt sur les sociétés et l’introduction du paiement électronique pour les droits de port.

Quant aux Émirats arabes unis, l’Égypte et Oman, ils ont chacun procédé à quatre réformes. Il s’agit des droits des investisseurs minoritaires, rationalisé les processus d’immatriculation des entreprises et facilité les activités d’importation et d’exportation de marchandises.

Il faut noter que les économies de la région ont axé leurs réformes sur l’accès à l’électricité et la protection des investisseurs minoritaires, avec 40 % des pays de la région ayant modifié leur réglementation dans ces domaines. La région obtient globalement les meilleurs résultats dans les domaines du paiement des impôts, de l’accès à l’électricité et de la délivrance des permis de construire.

Cependant, certaines économies de la région sont encore à la traîne. La Libye n’a mis en œuvre aucune réforme depuis la création du classement Doing Business, tandis que l’Iraq n’a amélioré son score que pour quatre indicateurs. Le Liban a procédé à une réforme seulement pour améliorer le climat des affaires au cours des cinq dernières années et à sept réformes depuis le premier lancement de l’étude Doing Business en 2003.

Enfin, le rapport Doing Business relève le caractère généralisé de ces contraintes qui pénalisent les femmes dans la région MENA, où 13 de ces pays imposent toujours des formalités supplémentaires aux femmes qui souhaitent créer une entreprise.

Hervé Kakou (Collaborateur)
Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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