Connecte-toi avec nous

Portraits

   |

DJIMA Kiswendsida Serge Eric, informaticie autodidacte

Dans un quartier de la ville de Ouagadougou, exerce un informaticien… autodidacte. Pour qui, visiblement, la maintenance informatique a très peu de secrets.

 
Le local n’est pas de nature à taper dans l’œil d’un passant quelconque. Pas de lettres aux couleurs chatoyantes ni de vitres étincelantes. Un atelier donc comme on en trouve des centaines dans cette fourmilière d’échoppes qu’est Ouagadougou. Pas plus que la façade, l’intérieur n’évoque pas grand-chose des différentes prestations que le gérant des lieux est en mesure de d’assurer et pourtant…

C’est ici qu’exerce Mr DJIMA Kiswendsida Serge Eric, la trentaine, depuis sept (07) ans environs. Il est de ces autodidactes qui sont loin d’avoir suivi un cursus classique. Etudes primaires et secondaires vite interrompues en classe de troisième (3ème)…Mais une passion pour l’informatique bien ancrée. Puis les forums sur internet et les réseaux sociaux en ont fait le reste.

Mr DJIMA est de ce fait un « ingénieur » qui n’envie en rien ceux sortis des écoles d’informatique. Il montre, preuves à l’appui, que dans la maintenance informatique, il s’y connait et mieux, il se dit en mesure d’installer un réseau internet indépendamment des canaux habituels. Ce qui consiste à connecter un ensemble d’ordinateurs le plus efficacement afin de partager des ressources et ce, partout où besoin sera, y compris dans les zones les plus reculées. Avec une bonne dose de volontarisme et une certaine témérité.

Comme quand, pour prouver son savoir- faire, il propose aux prestataires d’installer le réseau à ses frais quitte à être payé après satisfaction préalable du prestataire. Une petite révolution…C’est ainsi qu’il se fait un nom dans cet univers très concurrentiel.

Dans sa carrière, il a eu à faire une prestation pour des institutions comme l’armée, le ministère de l’Agriculture, ainsi que la Fédération Burkinabé de Football(FBF) souvent au nez et à la barbe d’entreprises ayant pignon sur rue …Il n y a pas jusqu’aux hôtels qui n’aient pas fait appel à ses services que ce soit ici [à Ouagadougou] et à Bobo-Dioulasso. Toutes ces structures ont manifesté un excellent retour. Les prestations se faisant à des coûts souvent moindres par rapport aux structures classiques. De fait, il estime gagner sa vie.

KIMI5Seul bémol, la frilosité des banques qui, malgré ses prestations diverses, hésitent encore à l’accompagner. Lui qui voudrait importer des matériels informatiques plus performants au Burkina-Faso. Les fonds étatiques de soutien aux jeunes promoteurs ? L’intéressé avoue, à travers une expression quasi-hilare, ne pas compter sur. Dernière carte ? « Je lance un appel aux institutions de financement pour m’accompagnent car des idées, je n’en manque pas. » Si son message est entendu, on sera en droit de croire que les jeunes qu’il emploie ne  seront plus de deux. Vous avez dit créateur d’emploi ?

 

 

Soumana Loura  / burkinaonline.com

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.