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Développement

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Dividende démographique : Les premiers fruits au Burkina Faso

Un projet qui couvre à la fois les domaines de la santé, de l’éducation, des droits de la femme et de l’économie ! Cela est désormais une réalité au Burkina Faso. En effet, le Projet d’Autonomisation des femmes et Dividende Démographique, en anglais Sahel Women Empowerment & Demographic Dividend (SWEDD) a été officiellement lancé en 2015.
 
Il est né d’un appel du Président nigérien, Mamadou Issoufou, lancé en 2013. Cet appel était une invite à mener la réflexion sur le lien entre les facteurs de fragilité dans la région du Sahel, la dynamique des populations et l’inégalité entre les sexes. Que fallait-t-il faire pour le Sahel, une zone en proie à de nombreux défis de développement ? Le terrorisme, la pauvreté, la forte mortalité maternelle…semblent y avoir élu domicile. A l’issue des concertations, une solution toute trouvée : investir dans la « FEMME ». De quoi s’agit-il exactement ? ll s’est agi de développer un projet régional pour améliorer la santé reproductive des femmes et l’éducation des filles dans le Sahel, afin de récolter les gains économiques du dividende démographique.
Ce projet d’envergure régionale portait au départ sur 5 pays dont 4 Sahéliens, notamment, le Mali, la Mauritanie, le Tchad, le Niger et la Côte d’Ivoire (pays côtier). Le Burkina Faso est le 6ième pays à avoir intégrer la dynamique. Quelle est la situation de mise en œuvre du projet au Burkina ? En effet au pays des hommes intègres, le contexte s’y prêtait déjà. Des explications du Chargé du Projet, Kassoum Bikienga, « du point vue de la transition démographique, à partir de 1996, la fenêtre du Burkina Faso s’est ouverte et cela va jusqu’en 2050. » Le pays en dépit de son entrée tardive dans la dynamique s’est organisé en conséquence. La Coordination du projet est portée par le Ministère de la Santé à travers le Programme d’Appui au Développement Sanitaire (PADS). Aussi, des indications de M. Bikienga, « le projet est financé par la Banque mondiale à hauteur de 34,8 millions dollars US pour une durée de quatre ans. L’UNFPA est le partenaire qui s’occupe de l’assistance technique du projet(…) et de la Coordination générale du projet dans les 6 pays ciblés.»
Le projet au niveau pays au 31 mars 2017, enregistre des acquis : sept projets et plans d’action toutes composantes confondues approuvés, 100 cadres formés sur divers thématiques, la disponibilité d’un rapport sur le profil pays du dividende démographique. Ces réalisations engendrent un taux de décaissement [ndlr: le taux de décaissement est un indicateur phare de la Banque Mondiale] d’environ 14%. Cela fait du Burkina, 3ième pays en termes d’avancement dans la mise en œuvre du projet après la Mauritanie et le Mali.
De l’avis du Répondant du projet au Burkina, Abdoulaye Ouédraogo Coordonnateur du PADS, «l’année 2017 a été placée sous le sceau de l’accélération de la mise en œuvre du projet Swedd.»

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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