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Diaspora : Une contribution substantielle au développement du pays

Plusieurs raisons expliquent l’émigration internationale des Burkinabé. Il s’agit, entre autres, de la pauvreté, du goût de l’aventure, des études, etc. Bien que la présence des Burkinabè en Côte d’Ivoire reste forte (Plus de 04 millions en 2010 ), d’autres pays africains (Ghana, Niger, Mali, Togo, Cameroun, Gabon, Guinée Équatoriale…) ont été investis et les destinations envisagées se sont progressivement diversifiées en direction du monde arabe (Tunisie, Libye, Arabie Saoudite…), de l’Europe (Italie, France, Espagne, Allemagne, Belgique…) et des Etats-Unis. De 7% de la population résidente en 1960, les Burkinabé de l’étranger en représentaient 50% en 1992, soit un effectif de 5 144 714 sur 10 000 000. De nos jours, le Burkina Faso compte près de 15 millions de ses fils à l’étranger. On déplore l’absence de statistiques fiables sur la diaspora.

Plus de 1200 milliards en 30 ans

La diaspora contribue au développement du Burkina Faso de par les retombées des emplois exercés à l’étranger. Ces retombées arrivent au pays sous forme d’épargne. Elle est généralement constituée d’une partie des économies qu’ils font sur leurs salaires et revenus, les salaires payés directement par les employeurs et les transferts sociaux versés directement à ceux-ci ou à leurs familles au Burkina. Les transferts de fonds au Burkina empruntent deux types de circuits : un circuit formel constitué des organismes officiellement accrédités en la matière et un circuit informel. Les institutions financières concernées sont principalement la Société Nationale des Postes et Télécommunications (SONAPOST) pour les mandats, les organismes de micro-finances et les institutions bancaires pour les autres types de transferts. Les organismes de micro-finances qui s’impliquent dans les transferts monétaires sont essentiellement le Réseau des Caisses Populaires du Burkina (RCPB) avec ses 97 caisses d’épargne et de crédit disséminées sur le territoire national. Le système bancaire comporte les principales banques du pays. Les établissements financiers travaillent en collaboration avec des opérateurs internationaux spécialisés dans le transfert monétaire. Il s’agit des institutions comme Western Union, Moneygram, Money Choice Transfert, Money Express, Mandat Express International, la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), etc. Les transferts informels ont lieu pendant les voyages de retour des émigrés eux-mêmes au pays ou de tierces personnes et les intermédiations des transporteurs routiers ou des convoyeurs de véhicules de transport.

Selon le Ministère de l’Economie et des Finances (DGEP/DPAM), sur les 30 dernières années, le Burkina Faso a reçu au total de ses fils à l’étranger plus 1200 milliards de francs CFA soit une moyenne annuelle de 41,58 milliards de francs CFA dont 91,05% proviennent de la Côte d’Ivoire. Mais ces envois de fonds évoluent en dents de scie liée à cause de la conjoncture économique et politique mondiale et sous-régionale. Les Burkinabé de l’étranger n’agissent pas seulement sur la consommation ; ils investissent au Burkina dans des entreprises de tailles différentes : des grandes, des petites et moyennes entreprises et industries (PME/PMI). Les secteurs d’activités sont, entre autres, le transport, l’hôtellerie et la restauration, l’immobilier, le bâtiment et les travaux publics (BTP), les arts, la culture et la communication, le petit commerce (boutiques, quincaillerie), la soudure, la menuiserie, la gestion de stations-services…Au titre des grandes entreprises tenues par des émigrés burkinabé, on peut citer la société Watam Kaizer concessionnaire de cycles et motocycles de Pathé OUEDRAOGO résidant en Côte d’Ivoire, par ailleurs propriétaire de nombreux immeubles et entreprises en Côte d’Ivoire et au Burkina. Il y a aussi la société BTM de Henriette KABORE, spécialisée dans le BTP et qui a exécuté des ouvrages publics comme le siège de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) à Ouagadougou et les deux amphithéâtres de 1000 places de l’Université de Ouagadougou. En ce qui concerne les PME/PMI, on peut citer les compagnies de transport STAF, CTI, TSR qui sont les propriétés d’émigrés burkinabé de retour au pays ou résidant encore à l’étranger.

Au regard de cette réalité, les Burkinabè de la diaspora, à travers le mouvement N23 et le Cercle pour la promotion de la démocratie au Burkina Faso (CPDB), ont entrepris de rencontrer les différents candidats à la présidentielle pour défendre la cause des Burkinabè de l’étranger. Ils insistent particulièrement sur le vote des Burkinabè de l’étranger en 2020 et sur la création d’un ministère des Burkinabè résidants à l’extérieur par le futur Président du Faso.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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