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Développement

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Développement : Le modèle de développement sud-coréen, un point de départ pour le Burkina

Les intervenants au panel

 

 

«Conversation sur le développement : perspectives coréenne et burkinabè », c’est sous ce signe que linstitut FREE AFRIK a organisé un panel  le 12 janvier 2018. Ce sont Dr Ra-Sablaga Ouédraogo et le Pr Hee-Young HWANG (Corée du Sud), qui se sont entretenus avec les participants sur la problématique du développement en Afrique, sur le modèle de développement de la Corée du Sud.

Le développement de l’économie de la Corée du Sud est dû à plusieurs raisons. En effet, son PIB (Produit Intérieur Brut) en 1961 était  de 93 dollars par habitant, soit 53 847 F CFA un PIB comparable à celui du Burkina Faso qui était de 71 dollars par habitant soit 41 109  F CFA à la même année. Mais la Corée du Sud a multiplié son PIB au fil des années. En 2000, la Corée du Sud se plaçait au onzième rang mondial. Selon le Pr Hee-Young HWANG, la Corée du Sud a mis l’accent sur l’éducation, la culture, les technologies et  l’innovation. Selon lui, l’une des priorités au Burkina Faso pour atteindre le développement, devrait être l’éducation. « La puissance d’un pays est la somme des puissances intellectuelles. » a-t-il lancé. «Le Burkina Faso gagnerait à privilégier la production que l’importation ».

Par ailleurs, Pr Hee-Young HWANG est revenu sur l’aide publique. Il a expliqué que l’aide créait la dépendance et que les projets de développement devraient être pensés et exécutés de façon autonome par chaque pays africain.

 

Une vue des participants

«Si nous pensons le développement comme un rattrapage de l’autre, nous nous trompons lourdement car cet autre n’est pas nous», a laissé entendre Dr Ra-sablaga Ouédraogo à l’entame de ses propos. Il explique « Pour le Burkina Faso, c’est de s’inspirer de la Corée du Sud pour atteindre le développement.  La Corée du Sud  a un passé douloureux mais si des changements y ont  été possibles, rien n’est perdu pour le Burkina Faso. Rien ne nous est interdit, à partir du moment où nous, Burkinabè, nous rêvons en comptant sur nos propres forces ».

 

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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