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Développement : la Bad envisage un ajustement pour les projets du Congo

Pour la stratégie 2015-2017, la Banque africaine de développement (Bad) propose de maintenir le cap stratégique en intégrant quelques ajustements : le renforcement du programme des infrastructures et l’amélioration des ressources humaines et de l’environnement des affaires.

Elle a présenté sa revue à mi-parcours le 1er Décembre à Brazzaville, au cours d’un atelier de validation et de restitution de la revue à mi-parcours du document de stratégie pays 2013-2017 ainsi que de la performance du portefeuille des projets financés par elle-même au Congo. S’agissant de l’amélioration des ressources humaines et de l’environnement des affaires, la Bad se propose de s’y intéresser en comptant renforcer le secteur privé par le développement du secteur financier, et financer des projets structurants en partenariat public privé. Elle devrait être en mesure de fournir un programme de qualité, analytique, intégré que d’autres institutions bancaires ne proposent pas. Par ailleurs, elle juge globalement satisfaisante l’exécution du programme opérationnel de coopération existant entre la banque et le Congo, malgré certains résultats mitigés.

En effet, elle appuie la République du Congo dans son effort de développement à travers plusieurs projets. Le Congo sur la base de ses performances économiques récentes peut désormais bénéficier d’un financement plus important qu’avant, d’où l’élargissement du portefeuille de la Bad. Cet évènement intervient à mi-parcours de l’exécution de la stratégie pays pour la période 2013-2017.

« Il est aussi important que nos interventions futures tirent l’expérience acquise dans la mise en œuvre des opérations en cours d’exécution. Il est donc nécessaire de consulter le gouvernement et les partenaires en vue de convenir des orientations stratégiques et de principales activités structurantes à retenir… en vue de s’assurer de l’utilisation optimale et efficiente des ressources additionnelles mises à la disposition du pays », a déclaré le chef de la mission de la Bad, Abdellatif Bernoussi.

De la présentation de la Bad, premier pilier sur les infrastructures, le niveau est jugé satisfaisant malgré quelques difficultés constatées dans le cadre des routes d’intégration régionale. S’agissant du second pilier, l’amélioration des ressources humaines et l’environnement des affaires pour promouvoir une croissance inclusive, les résultats sont faibles. Sur ce dernier aspect, la Bad a relevé les efforts consentis par le gouvernement. Cependant le dialogue secteur public- privé n’est pas encore effectif. De ce fait, le gouvernement devra continuer à accorder une attention particulière à la fois aux aspects physiques, immatériels et institutionnels pour maximiser l’impact. Actuellement, la Bad n’a aucune action allant dans le sens du secteur privé.

Des conclusions du rapport d’avancement 2012-2013 du plan national de développement ressort un impact limité des performances économiques sur les indicateurs sociaux. À la suite de cette présentation, le ministre délégué au Plan et à l’Intégration, Léon Raphaël Mokoko, a relevé que l’absence du secteur privé local est un frein pour son développement. Ainsi, la Bad devrait mettre en capacité les entreprises d’origines congolaises. La banque devrait réfléchir au moyen de mettre à disposition des ressources financières en faveur des entreprises locales.

« Il réside une absence d’entreprises alors que l’année 2015 sera déclarée l’année de l’entreprise (…) », a-t-il souligné, décriant le manque d’esprit de mutualisation de niches de projets.

Notons que le rapport à mi-parcours et le document connexe seront soumis à l’appréciation du conseil d’administration de la Bad en avril 2015.

Nancy France Loutoumba
adiac-congo.com

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