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Développement du Burkina : « Si on nous prive de l’extérieur, nous allons retourner à l’âge de la pierre taillée », dixit le Pr Taladidia Thiombiano

L’année 2019 a consacré les cent ans de la création de la Haute-Volta. Pour revenir sur les faits marquants de l’histoire de ce pays et l’héritage que la conduite des politiques, depuis lors, laisse aux générations présente et future, nous sommes allés à la rencontre du Pr Taladidia Thiombiano, professeur agrégé en sciences économiques, à la retraite depuis 6 ans. Cent ans après, le Burkina Faso reste une nation dépendante et le restera tant que les politiques ne changeront pas, estime le professeur. Sa narration des faits nous replonge dans l’histoire notamment économique du pays avec un brin de nostalgie pour le régime révolutionnaire et une critique acerbe de la classe politique actuelle. Lisez plutôt.

Lefaso.net : Pouvez-vous nous rappeler, brièvement, l’histoire notamment économique du pays de 1919 à 1960 ?

Pr Taladidia Thiombiano : Le pays a été colonisé par la France, après la conférence de Berlin. Avant cette colonisation, c’était une mosaïque de peuples qui étaient plus ou moins indépendants. Il y avait des royaumes avec au Nord les Peulhs et les Touareg qui étaient plus nomades, les mossis au Centre et le Sud-ouest des Dagara, Lobi et Birifor qui n’étaient pas formés en royaumes. Certains pensent que c’était des peuples qui n’acceptaient pas la soumission.

Je dis non, parce que c’est le niveau des forces productives, c’est-à-dire le niveau de développement d’une société, qui instaure une certaine organisation sociale. Si la société n’a pas un niveau de développement assez élevé, l’organisation sociale aussi reste assez faible. C’est l’ensemble de ces peuples que la France a conquis et a essayé de constituer la colonie de la Haute-Volta en 1919. Ce pays a traversé plusieurs étapes. En 1932, il a été partagé entre la Côte d’Ivoire, le Niger et le Mali avant d’être reconstitué en 1947. Cette reconstitution n’a pas recueilli l’assentiment de tous. Certains économistes comme Samir Amine ont considéré que ce pays tel que constitué était plus ou moins un accident de l’histoire, et qu’il ne fallait pas le reconstituer.

Du point de vue du développement économique, les peuples étaient très peu organisés, parce que c’était l’autoconsommation. Les gens vivaient de la chasse, de la cueillette, etc. Quand il y a eu la colonisation, elle a essayé d’adapter son système à ces peuples, notamment à travers l’école, la monnaie, la religion et l’introduction d’un certain nombre de cultures destinées à l’industrie coloniale, en particulier le coton et l’arachide. Le colon avait aussi besoin de faire circuler sa production centralisée qu’il convoyait au niveau des ports.

Au temps de la colonisation, il n’y avait pas d’industries en tant que tel, juste quelques fonctionnaires et commerçants. Et la politique de production était orientée vers les produits dont le colon avait besoin. On avait quitté le système du troc pour un système où la monnaie servait désormais d’intermédiaire financier, d’où le rabattement vers les productions rémunératrices. Le meilleur moyen de changer les habitudes de production et de consommation c’est la monnaie.

En introduisant la monnaie et l’impôt de capitation payable en monnaie uniquement, on amène les populations à s’orienter vers les productions valorisantes, ce dont le colonisateur avait besoin. Mais il n’y avait pas de véritable stratégie de développement. Il a fallu attendre le plan Albert Sarraut, pour dessiner des objectifs pour ces colonies, appelé plan de mise en valeur des colonies, d’Albert Sarraut. Un premier plan puis un second dont la stratégie était le développement de l’ensemble des colonies françaises. Ce plan avait pour objectifs, d’éviter que certains pays notamment les Etats-Unis puissent s’introduire pour amener ces colonies à vouloir l’autonomie, mais aussi pour pouvoir convoyer les Voltaïques vers les pays côtiers notamment en Côte-d’Ivoire, pour servir de main-d’œuvre dans les plantations de café et cacao.

Mais disons que l’objectif ultime était de désenclaver les colonies françaises, aux fins de fluidifier le trafic. Dans le cas de la Haute-Volta le point fondamental du désenclavement a été le chemin de fer qui devait relier Abidjan-Niger. Ce chemin s’est limité à Ouagadougou, à cause de la seconde guerre mondiale et des soulèvements pour réclamer les indépendances.

Il y a eu par la suite l’indépendance de cette colonie à partir de 1960. Quelle est le cours de l’histoire à partir de cette période ?

A partir de 1960 avec les indépendances, la situation était caractérisée par un faible niveau de formation. Quand moi j’arrivais en 1960 au lycée technique, il y avait au maximum une centaine de candidats pour l’ensemble du baccalauréat. Avec les taux de réussite à l’époque, ce qui sort ne dépassera pas une trentaine. Une trentaine de cadres pour un pays qui a besoin de se développer, vous comprenez que ce soit très faible. C’est dans ce contexte que les premiers plans ont vu le jour avec les expatriés et n’a pas marché, le plan 60-66. Ce plan n’a pas marché parce que les premiers dirigeants ont cru que l’indépendance, c’était passer le temps à fêter.

Chaque 11 décembre on faisait venir les gens de partout, pour la fête. Il n’y avait pas d’orientation précise pour les politiques de l’époque. La gestion était au jour le jour et c’est ce qui a provoqué la chute du régime. L’Etat n’ayant plus d’argent, il a proposé les abattements de salaires et les fonctionnaires ont refusé. Même au plan politique, ils avaient supprimé les partis politiques d’opposition. Même le syndicalisme, c’était un peu dans la clandestinité. Comme on le dit quand quelqu’un a le dos au mur, il est obligé d’organiser la résistance. Et c’est ainsi que les gens sont sortis du 1er au 3 janvier 1966, ce qui a abouti à la chute du régime. Avec Blaise Compaoré, cette histoire s’est répétée en 2014.

Ensuite est venu le régime militaire de Sangoulé Lamizana avec pour premier ministre Marc Tiemoko Garango. Ce dernier ayant constaté que les caisses de l’Etat étaient vides, a instauré sa politique économique appelée la « Garangose » qui stipule qu’un Etat ne doit pas dépenser plus que ce qu’il gagne, il faut un équilibre budgétaire. Il a même sorti un livre à l’époque pour un plan de « redressement budgétaire » dans lequel il donnait les grandes lignes de la politique économique.

Les importations et les salaires devaient diminuer et les effectifs de recrutement contingentés. A partir de cette période il a été nécessaire de faire des plans quinquennaux de développement économique et social avec un effort d’industrialisation du pays. L’accent a été mis dans un premier temps sur l’agriculture ensuite sur les industries de transformation, de substitution aux importation et aussi sur les infrastructures pour désenclaver le pays. Cela s’est poursuivi et a permis au pays de commencer à se moderniser. Mais la plupart des produits étaient importés. Cela se poursuit jusqu’à nos jours.

Vous parlez des plans quinquennaux au Burkina Faso depuis 1960. Comment appréciez-vous ces plans et les régimes qui se sont succédé ?

A l’exception du régime révolutionnaire qui a changé la philosophie du développement au Burkina Faso, tous les autres sont restés dans la même ligne à savoir que les plans de développement ne faisaient pas participer la population dans l’élaboration de ces plans de développement, dans la manifestation de leurs besoins réels. Donc jusqu’à présent, le seul plan qui ait fait participer les populations, reste le plan quinquennal révolutionnaire.

Le résultat des autres plans, c’est que l’essentiel du financement venait de l’extérieur. Deuxièmement, compte tenu du fait que les populations n’avaient pas été sollicitées, c’était dans une indifférence générale que les gens observaient les projets prévus par ces plans. Il peut être par exemple prévu un barrage dans un plan quinquennal. Du jour au lendemain, les villageois voient des machines qui débarquent pour entamer des travaux dont ils ignorent l’utilité. Ils observaient donc dans une indifférence générale. Et quand c’est terminé, c’était dans l’indifférence générale aussi qu’ils observaient l’ouvrage sans l’entretenir ni l’exploiter. Donc on revient au point de départ alors qu’il y a de l’argent à rembourser.

Au Burkina, il y a eu des peuples qui ont construit eux-mêmes de grandes mares et même des ponts, et ils les entretenaient très bien parce qu’ils sont les premiers acteurs. Donc l’ensemble de ces plans quinquennaux y compris le PNDES, ont été calqués et n’ont pas pris en compte les populations qui en étaient les maillons forts du développement. S’agissant du PNDES, les techniciens eux-mêmes ne maîtrisaient pas le plan, tout a été parachuté. Et dans ce cas je ne vois pas comment on peut développer une économie en dépendant de l’extérieur à 90%. C’est vrai qu’aujourd’hui théoriquement les plans sont élaborés au niveau du pays. Mais c’est théorique parce qu’en réalité les grandes lignes sont développées par les institutions de Bretton Woods particulièrement le FMI et la Banque mondiale. Malheureusement, comme beaucoup de nos économistes ne sont pas formés politiquement, ils sont fiers de dire, c’est nous qui avons élaboré le plan, ignorant d’où viennent les directives.

Normalement, il devait y avoir des plans départementaux, provinciaux, régionaux et ministériels sur la base des besoins exprimés par les populations. Au temps de la révolution chaque ministère devait réaliser son plan et le présenter en conseil des ministres élargi. Pareil pour chaque région. Et dans chacun des cas peu importe le montant que vous avez mis, vous devez dire comment et où vous comptez trouver les sources de financement de vos projets. Si un village projetait par exemple la construction d’une école primaire, on vous demandait comment vous comptez trouver le financement parce que l’Etat n’a pas les moyens pour le faire et il n’ira pas non plus prendre un crédit pour cela. Si vous le voulez, il faut que vous-mêmes vous investissiez.

Ce que l’Etat peut faire, c’est d’envoyer les spécialistes pour toutes les modalités de construction et d’emmener les enseignants quand l’école sera ouverte. Voilà comment le plan révolutionnaire quinquennal a été élaboré. Je le dis avec ferveur parce que j’ai pu participer à la rédaction en coordonnant la partie enseignement supérieur. Et il était ressorti que par exemple les recherches devaient permettre de financer beaucoup de besoins de l’enseignement supérieur. C’est dans cette même lancée que la construction du chemin de fer a été faite avec le projet « la bataille du rail » ; en trois ans, 100 Km.

Ensuite il y a le plan de lotissement. Les gens se plaignaient du manque de logements. La révolution a dit c’est très simple : au lieu que chaque week-end vous soyez dans les bars, sortez les dimanches, nous, nous allons amener les techniciens, les topographes et autres et vous allez les aider à faire le lotissement. En quatre ans, la révolution a fait quatre fois plus de lotissements que de 1960 à 1983.

Pour la construction des ponts, les militaires participaient avec le génie militaire. Cela permettait en même temps, d’initier un certain nombre d’activités rémunératrices et valorisantes pour les militaires, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Et les ouvrages réalisés à l’époque étaient très efficaces. Après le coup d’Etat, la Banque mondiale même a fait le bilan des quatre années de régime révolutionnaire et a constaté que le taux de croissance était de 4,3% l’an. C’est un régime qui a aussi refusé d’aller au programme d’ajustement structurel. Pour votre développement, vous ne pouvez pas confier votre destinée à quelqu’un qui est assis à Washington, qui ne connait pas vos besoins. Et donc pour se développer, il faut une participation populaire.

Est-ce que ce système révolutionnaire tant loué n’a pas aussi eu des failles ?

Naturellement ! Comme dans toute œuvre humaine, la révolution a eu aussi bien des aspects positifs que négatifs. Le coup d’Etat par exemple a été facilité par un certain nombre de contradictions internes et externes. Lorsqu’il y a eu un coup d’Etat, au départ vous êtes d’accord pour la prise du pouvoir. Mais entre-temps des ambitions personnelles naissent et occasionnent des contradictions. C’est le cas de Mathieu Kérékou au Bénin.

Ensuite, au plan politique, ce qu’il y a eu comme erreur ou points faibles de la révolution était de faire parfois des provocations, notamment envers la Côte d’Ivoire de Félix Houphouët -Boigny qui avait des tentacules très grandes. La France ne pouvait pas aussi laisser un système de ce genre s’implanter dans son pré carré. Par conséquent il fallait l’étouffer dans l’œuf et Houphouët et Eyadema étaient là pour ça.

Au plan économique, il y a eu aussi certaines erreurs marginales mais qui sont quelquefois des symboles qui peuvent avoir des répercussions graves. Par exemple, le logement gratuit. Si vous décidez de faire du logement gratuit, ça veut dire que vous donnez l’illusion à la population que désormais elle ne payera plus de loyer. Ensuite, ceux qui voulaient investir dans le logement ne le feront plus parce que ça ne rapportera pas. Et enfin il peut y avoir des incidences économiques. Moi j’ai ma villa que je loue pour payer les études de mes enfants, nourrir et soigner ma famille. Si le logement devient gratuit, je n’aurai plus de loyer et si j’avais un crédit je ne pourrai plus rembourser. C’est vrai que les banques aussi ne pouvaient pas réclamer parce que c’était arrêté mais cela pouvait provoquer aussi un crash au niveau des banques.

Aussi la Côte d’Ivoire avait décidé d’importer la viande de l’Argentine. Le Burkina a aussi décidé de ne plus importer des fruits de la Côte d’Ivoire. C’était justifié parce la révolution a dit, pour que nous puissions vous acheter vos fruits, il faut que nous ayons de l’argent et pour l’avoir il faut arriver à vendre ce que nous produisons. Mais la révolution n’avait pas besoin de le dire publiquement. Ce sont des mesures que l’on peut prendre discrètement.

Donc tout un ensemble de choses qui montrent que tout n’était pas rose sous la révolution mais dans le fond, ce fut l’un des meilleurs régimes au monde, qui pouvait développer l’économie burkinabè.

Entre l’époque coloniale et le Burkina Faso indépendant, laquelle des deux périodes a été profitable au pays dans le domaine du développement économique ?

C’est sans conteste la période des indépendances, même si nous crions toujours insuffisance. Dans le domaine scientifique, il faut toujours être objectif. De 1919 à 1960 il n’y a pratiquement pas eu grand-chose. Tout ce qui a été construit n’avait pas pour objectif de développer les colonies. C’était d’abord pour l’exploitation des matières premières et l’écoulement de quelques produits occidentaux et ensuite pour barrer la route à d’autres pays impérialistes. Pour le bâtiment par exemple, est-ce que la Haute-Volta produisait de la tôle ou du fer à béton ou encore du ciment ? Tout cela profitait à l’industrie française.

Mais la première force de développement qu’une nation dispose, c’est la ressource humaine, ce ne sont pas les ressources minières. Et aujourd’hui, on est loin en terme de proportion de ce que la révolution a laissé. Et si les choses ne s’étaient pas interrompue, à ce jour on serait très loin. La mobilisation du peuple sous la révolution a permis en quatre ans de réaliser des exploits. 100 Km de chemin de fer, la construction de plusieurs voies et de retenues d’eau, l’un des plus grands barrages du Burkina qu’est la Kompienga ont été réalisés sous cette révolution. On ne serait pas aujourd’hui en train de nous inquiéter de la famine parce qu’il n’a pas plu.

Le niveau de vie se dégrade davantage au Burkina et la dépendance économique toujours pesante. Qu’est-ce qui n’a pas marché selon vous ?

Ce qui n’a pas marché, c’est qu’au niveau des politiciens, chacun s’est battu pour satisfaire ses propres intérêts. C’est le fond du problème. Nous sommes toujours très dépendants de l’extérieur. Au plan technologique, que produisons-nous ? Même pas le simple fer découvert il y a des siècles avant Jésus Christ. Si on nous prive de l’extérieur, nous allons retourner à l’âge de la pierre taillée. Donc, pour revenir à votre question, ce sont les orientations politiques, les choix stratégiques qui ont été très mauvais parce que le nationalisme a manqué aux dirigeants.

Quand le gouvernement actuel est venu, les engagements étaient de réduire de manière drastique le train de vie de l’Etat ; ce qui ne s’est pas fait. Et vous demandez à d’autres des sacrifices. Aujourd’hui et même au temps de la transition, comment rémunère-t-on les ministres ? Il arrive et il dit combien il gagnait par mois et les négociations se font autour de cela et parfois on paye ce dernier plus cher. Dans ces conditions, pourquoi demander le sacrifice aux autres ? C’est pourquoi quand on regarde aujourd’hui les grèves à répétition lorsqu’on ne comprend pas on dira que ces fonctionnaires exagèrent. Mais c’est normal, ils sont dans la misère et ceux-là même qui sont censés donner l’exemple ne veulent pas faire le premier pas.

Qu’est-ce que vous préconisez pour le Burkina Faso dans ses choix politiques pour pouvoir amoindrir les chocs de la dépendance ?

Moi je pense que ce régime ne peut rien faire pour développer le pays. C’était les idéologues du CDP, ils continueront donc à entretenir le même système qu’ils ont développé sous ce régime. Ce qui les a opposés à Blaise, c’est une affaire de pouvoir. S’il était disposé à transférer le pouvoir à un des leurs, il n’y aurait pas d’opposition. Donc leur lutte, c’était pour des intérêts égoïstes. Ce n’était pas dans le sens de faire des sacrifices pour le pays. Ce sont des éléments qui montrent que la misère ne peut que s’accroitre.

Dans le domaine de l’agriculture, la production n’a pas augmenté par rapport à l’augmentation de la population parce que les techniques culturales sont demeurées les mêmes.

Je ne donnerai pas de recettes en tant qu’économiste. Mais politiquement, la première des choses, c’est le nationalisme, aimer son pays au-delà de tout. Vous voyez aujourd’hui dans le monde un retour au nationalisme. En Occident, pourquoi la droite reprend du pouvoir ? Vous ne pouvez pas développer votre pays si vous n’acceptez pas le sacrifice. Deuxièmement, il faut avoir l’honnêteté intellectuelle de s’entourer des gens qui veulent travailler pour le pays. Lorsqu’on travaille, c’est pour les générations futures, qui compteront aussi vos enfants et petits-enfants. Nous- même en tant que chair, nous allons passer. Mais qu’est-ce que tu souhaites laisser comme œuvre, comme mémoire ?

Aujourd’hui, même dans l’opposition, je ne vois pas qui est convaincant. En tout cas pas pour moi. Le rôle d’une opposition, c’est d’obliger le pouvoir à changer de fusil d’épaule. C’est vrai que le terrorisme est un facteur qu’on ne peut pas négliger. Mais il faut se dire ce que doit être l’économie sous le terrorisme et trouver des pistes de solution. Le pouvoir actuel devrait même prévoir tout cela. Vous ne pouvez pas faire partir un ami des terroristes et espérer gouverner tranquillement. C’est normal que le phénomène vienne bouleverser les prévisions. Et le peuple aussi observe avec indifférence ce qui se passe. Dans ce contexte, vous ne pouvez construire aucun développement.

Interview réalisée par Etienne Lankoandé
Lefaso.net

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