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Développement du Burkina : La SCADD a vécu. Place au PNDES !

Le plan national de développement économique et social est le nouveau référentiel de développement du Burkina Faso. Il vient remplacer la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) qui elle même avait succédé au cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP).

Le PNDES est élaboré pour couvrir la période 2016-2020. Il doit permettre la mise en œuvre d’actions prioritaires s’appuyant sur le document de prospective Burkina 2015 et prenant en compte les objectifs de développement durable (ODD). Avec le PNDES, le gouvernement entend rationaliser les dépenses publiques, réduire le train de vie de l’Etat, améliorer l’efficacité et le rendement des services publics. Ces actions seront renforcées par une culture de la transparence et de reddition des comptes. Le PNDES veut rompre avec la politique de « saupoudrage » de la SCADD pour s’attaquer aux problèmes transversaux qui minent le développement du Burkina Faso.
Pour mettre en œuvre le PNDES, le Burkina Faso va opérer de nombreuses réformes afin d’attirer davantage d’investisseurs au pays mais aussi d’encourager l’initiative privée pour la création de richesses. Au nombre des réformes prévues figure l’allègement des conditions de création d’une entreprise. L’ambition, c’est de permettre aux porteurs de projets de créer désormais leur entreprise en ligne sans avoir nécessairement à se déplacer. Au niveau du capital pour la création d’entreprise, le Burkina Faso avait déjà fait de grands efforts en 2014. Alors qu’il fallait un million de FCFA pour créer une entreprise de type Société à responsabilité limitée (SARL), le plancher avait été abaissé à 100.000 F CFA. Dans les réformes envisagées, le créateur d’une telle entreprise ne devrait plus rien débourser. L’objectif, c’est d’inculquer un esprit entreprenariat aux femmes et aux jeunes surtout.
Toutes ces réformes devraient permettre au pays de figurer dans le Top 10 du classement du rapport « Doing Business Better ». A cet effet, le pays mettra continuellement l’accent sur 5 des 10 indicateurs clés du classement : «la création d’entreprises», «l’obtention de l’électricité», «l’accès au crédit», «le paiement des impôts» et «l’octroi de permis de construire».

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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