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Développement au Burkina: Les Journées nationales de refus de la corruption s’attaquent à la gestion publique

La 11e édition des Journées nationales de refus de la corruption (JNRC), ouverte ce jeudi 1er décembre 2016, a décidé de s’attaquer à la gestion de la chose publique au Burkina Faso, a-t-on appris auprès des organisateurs.

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a lancé, ce jeudi 1er décembre 2016, la onzième édition Journées nationales de refus de la corruption (JNRC). La manifestation se déroule jusqu’au 9 décembre prochain autour du thème principal: «La nécessité du contrôle populaire de la gestion de la chose publique.
Le comité d’organisation, au cours d’une conférence de presse, mercredi à Ouagadougou, a annoncé que cet événement se tient en prélude à la Journée internationale de lutte contre la corruption célébrée chaque 9 décembre. Il en ressort qu’à l’instar des éditions antérieures des JNRC, celle de 2016 prévoit des conférences publiques, théâtres-fora, projections débats mais aussi des innovations.

Dans sa déclaration liminaire, le secrétaire exécutif du REN-LAC, Dr Claude Wetta, a indiqué que ces Journées se tiennent cette année dans un contexte national marqué par «les nombreux scandales». Il a cité entre autres, la récente affaire des 130 tablettes remises aux députés, la publication des enquêtes parlementaires sur le foncier et le secteur minier, l’affaire Douanes-ONATEL-SA, les résultats de l’audit de la Transition.
Pour Dr Wetta, le thème des JNRC 2016 sonne comme un appel au peuple burkinabè à prendre conscience de son rôle de «contrôleur» de la gestion de la chose publique. Le secrétaire exécutif du REN-LAC dit avoir l’impression que cette conscience populaire s’élève peu à peu depuis l’insurrection populaire de fin octobre 2014 au Burkina Faso.
Au Burkina Faso, la corruption constitue une gangrène pour l’économie nationale. Elle est matérialisée par des pots de vin, des sommes perçues indument par des agents publics dans le cadre de leurs services. Les Journées nationales de refus de la corruption (JNRC) ont vu le jour pour sensibiliser les populations (corrupteurs et corrompus) à abandonner ces genres de pratiques.
Selon les récents classements du REN-LAC, les secteurs burkinabè où la corruption est beaucoup pratiquée sont les services des marchés publics, la douane, la police municipale, les services des impôts, etc.

Alfred KANON
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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