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Des traders se font gruger plus de 3 milliards de F CFA


Le collectif des traders de Social Binvesting, en collaboration avec la Confédération syndicale burkinabè (CSB), a animé une conférence de presse, le lundi 22 mai 2017 à Ouagadougou. Le contentieux qui oppose le collectif au Groupe Breba Finances a été au menu des échanges.

Des citoyens regroupés au sein du collectif des traders de Social Binvesting estiment avoir été escroqués à travers la plateforme de trading, Social Binvesting. Ils l’ont fait savoir, le lundi 22 mai 2017 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse. Selon le porte-parole du collectif, Beyon Neya, «Hebdo 10», l’un des produits de ladite plateforme, consistait à investir un montant allant de 100 000 à 2 500 000 F CFA. En retour, le Groupe Breba Finances (GBF), propriétaire d’Hebdo 10, se servait de cet investissement pour trader. «Le trading est une activité très rentable pouvant fournir 180% de bénéfice», a-t-il commenté. A l’en croire, l’investisseur d’Hebdo 10 était en mesure d’effectuer, via des institutions bancaires de la place, un retrait de son capital d’investissement à partir de la 2e semaine de son investissement. Et ce, pendant 5 mois, soit un intérêt de 100%. Cependant, à partir d’avril 2016, les souscripteurs ont rencontré des difficultés à retirer leurs placements en raison d’une «supposée» maintenance du site aux fins de migrer vers une nouvelle plateforme plus professionnelle. «Depuis lors, les demandes de retrait se voyaient régulièrement annulées. Nous avons donc rencontré à plusieurs reprises le premier responsable de GBF, Mickaël Wenkuni Breba», a indiqué M. Neya.
Le recours à un avocat
A ses dires, le nommé Breba aurait, par la suite, signé un procès-verbal dans lequel, il s’est engagé, auprès des 550 membres du collectif, à éponger sa dette de 3 milliards 618 millions de F CFA, une première moitié en mi-février 2017 et la seconde tranche en fin mars de la même année.
Cette promesse, à entendre le principal animateur du point de presse, n’a eu aucune portée concrète. «N’arrivant plus à le joindre, encore moins à le rencontrer, nous avons déposé plusieurs plaintes auprès de la Police nationale et de la gendarmerie. Mais, ces différentes tentatives sont restées lettres mortes», a-t-il regretté. Sur la même lancée, M. Neya a déploré la «passivité» des autorités compétentes. A son avis, le parquet devrait, à la suite des enquêtes des pandores, se saisir des résultats pour permettre à la procédure de connaître un dénouement.
Estimant avoir épuisé les moyens de recours légaux, le porte-voix du collectif des traders de Social Binvesting s’est voulu formel : «Nous demandons à l’Etat de prendre des mesures énergiques pour le traitement diligent de ce dossier afin que les uns soient remis dans leurs droits et les autres punis à la hauteur de leur forfait». Pourquoi n’avez-vous pas fait recours aux services d’un avocat ? M. Breba est-il actuellement présent au Burkina Faso? Quelle autorité vous a conseillé de déposer une plainte à la Brigade de gendarmerie de Paspanga, comme mentionné dans votre déclaration liminaire? «Nous ne sommes pas d’abord à cette étape. Mais, nous nous réservons le droit de recourir à un avocat le cas échéant», a répondu le représentant du secrétaire général de la CSB, Noufé Bamogo. Pour la deuxième question, M. Neya a admis, pour sa part, ne pas reconnaître avec exactitude la position actuelle de l’individu incriminé. Il a toutefois affirmé que le GBF était basé, à ses débuts, au Centre commercial Laïco de Ouaga 2000. Quant à la dernière question, une instruction étant en cours, a argué M. Bamogo. « Il nous est difficile de dévoiler les noms des autorités en question. Nous vous les ferons connaître en temps opportun », a-t-il indiqué.

Aubin W. NANA
sidwaya

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