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Développement

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Des pistes pour un véritable développement en Afrique

Pour assurer la transformation économique de l’Afrique et promouvoir une croissance économique et un développement plus rapide, soutenu et sans exclusive, plusieurs possibilités se présentent aux pays africains.

Il y a d’abord la nécessité de la diversification et de la transformation. En effet, la transformation structurelle et la diversification de la production, des exportations et de l’emploi ont été limitées dans la plupart des pays africains. Cette situation explique en partie l’incapacité des économies africaines de réaliser des taux de croissance soutenus de développement économique et social, et contribue également a la forte volatilité de leur croissance et à leur taux de chômage élevé. L’absence de diversification et de transformation fait que de nombreux pays africains demeurent vulnérables aux chocs extérieurs et sont fortement dépendants de l’emploi et de la production du secteur informel. Pour l’Afrique, l’un des enseignements clefs à tirer de la crise mondiale de 2008-2009 est qu’il est nécessaire de disposer d’une économie diversifiée qui peut créer des emplois décents, créer des richesses et réduire la pauvreté ; d’où la transformation économique. La transformation structurelle permettra également aux pays africains de mieux résister aux chocs extérieurs et d’améliorer leur position commerciale.

Ensuite, il faut des Etats developpementistes au regard des déficiences constatées dans la mise en œuvre des stratégies de développement précédentes. Selon le rapport de la Commission Economique pour l’Afrique, « en s’attaquant aux contraintes, l’État développementiste peut générer un développement économique et social fort et durable, dans le cadre d’une transformation structurelle rapide, réduisant ainsi considérablement la vulnérabilité de l’Afrique aux chocs extérieurs ». L’application en Afrique de toute une gamme d’approches en matière de développement n’a pas débouché sur une véritable transformation. Ainsi durant les années 60 et 70 par exemple, de nombreux pays africains ont adopté une stratégie de développement dans laquelle les gouvernements ont joué un rôle central non seulement en tant que facilitateurs et régulateurs mais également en tant que producteurs, commerçants et banquiers. Cette approche a de plus en plus montré ses insuffisances vers le milieu des années 70 dans la mesure où au lieu d’aider les pays africains à se diversifier et à croitre, elle a donné lieu a des déséquilibres macro-économiques considérables, créé des déficits budgétaires et commerciaux insoutenables, une inflation élevée et une dette intérieure et externe considérables et insoutenables.
La nécessité d’éliminer ces déséquilibres structurels entravant le développement, a poussé de nombreux pays africains a accepter les PAS, qui ont été mis au point et soutenus financièrement par la Banque mondiale et le FMI. Ces programmes avaient essentiellement pour objet de stabiliser le cadre macro-économique, et ses principaux piliers étaient la libéralisation et la déréglementation économique. Ils supposaient implicitement que la libéralisation des forces du marché allait elle seule stimuler l’investissement et la croissance économique et n’ont pas prêté une attention suffisante a des dysfonctionnements tels que les défaillances endémiques du marche, les faiblesses des institutions économiques et sociopolitiques et l’infrastructure physique et humaine inadéquate.
Selon la CEA, il faut des Etats a la fois developpementistes et démocratiques pour jouer a la perfection le rôle décrit ci-dessus. Leur édification et leur fonctionnement demandent que les gouvernements et les parties prenantes mettent en place des institutions de transformation bâties sur :
– Une bonne constitution, l’Etat de droit, un système judiciaire indépendant, des institutions politiques représentatives, des banques centrales et autres institutions de réglementation efficaces, de bonnes lois et le respect des droits de propriété,
-Une bureaucratie compétente et professionnelle dont les recrutements et les promotions sont fondés strictement sur le mérite,
-Un organisme chargé de la planification globale du développement et de sa mise en œuvre,
– Une coalition developpementiste réunissant des dirigeants politiques engagés, dans l’administration, le secteur privé et la société civile autour d’objectifs communs de développement national.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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