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Déjà une hausse du prix des produits de première nécessité !

Depuis le 1er mars 2016 les autorités du pays ont entrepris la mise en place d’un nouveau système de dédouanement des marchandises dénommé Système de liaison virtuelle pour les opérations d’importation et d’exportation (SYLVIE). Avec ce nouveau système, la vérification des marchandises n’est plus manuelle. Elle s’effectue via scanner. A travers cette réforme, le gouvernement entend assainir le secteur des importations. La COTECNA est chargée de la mise en œuvre de la mesure. Selon son Directeur Général Désiré Kam, l’objectif de ces réformes n’est pas d’impacter négativement les intérêts des commerçants mais de créer un équilibre dans les échanges commerciaux et chercher à parvenir à une justice fiscale dans l’importation des marchandises de sorte à ce que l’Etat perçoive ce qu’il doit percevoir et l’importateur paie ce qu’il a à payer. L’application de ce système devrait permettre de rehausser les recettes fiscales et douanières de 20 milliards à 25 milliards de francs CFA. Cette plateforme (SYLVIE) qui réunit 10 administrations publiques, 13 banques, 8 compagnies d’assurances et une société d’inspection (COTECNA), matérialise l’engagement du Gouvernement à accompagner le monde économique dans la facilitation du climat des affaires au Burkina Faso, avec en perspective l’amélioration des performances nationales dans le rapport doing business.
Si certains opérateurs économiques saluent les réformes envisagées par le gouvernement, d’autres par contre, à l’instar du syndicat national des commerçants du Burkina (SYNACOMB) demandent un moratoire de 02 mois pour sensibiliser leurs membres sur la nécessité de se conformer à la nouvelle réglementation. Alors que les discussions sont en cours pour une issue heureuse, certains commerçants n’ont rien trouvé de mieux à faire que de procéder à une augmentation exponentielle des prix de certains produits. Dans certaines boutiques, les prix de l’huile, du savon, de la mayonnaise, des mèches,… ont connu une hausse subite de 500 voire de 1000 FCFA ! Les commerçants expliquent cette inflation par le fait que leurs camions de marchandises seraient stockés dans les ports attendant les contrôles douaniers. Cette situation occasionnerait des pertes à gagner pour eux. Il est important que le ministère du commerce diligente des missions d’inspection pour amener les commerçants à appliquer la réalité des prix. Le consommateur final ne doit pas payer pour des obligations dont le commerçant doit s’acquitter. Nul ne sait ce qui adviendra si les transporteurs, les restaurateurs et autres acteurs économiques doivent entrer dans la danse. Il faut donc agir vite pour éviter les émeutes de la faim que le Burkina Faso a connus en 2008.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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