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Cuirs et peaux : Sortir la filière de la léthargie

La filière cuirs et peaux est une des filières majeures du secteur de l’élevage du Burkina Faso. Elle est très dépendante de celle de la viande puisque le nombre de peaux est fonction de l’activité des abattoirs, réglementés et non- réglementés. Il y a trois groupes d’acteurs principaux dans cette filière : les collecteurs de peaux, les artisans tanneurs et travailleurs du cuir, la tannerie industrielle. Pendant de nombreuses années, Tan Aliz détenait le monopole de fait des cuirs et peaux au Burkina Faso. Cette tannerie commercialisait 83% des cuirs exportés, 63% des peaux d’ovins et 64% des peaux de caprins. Les produits des cuirs et peaux sont écoulés principalement en Italie, au Nigéria et au Niger. Mais les revenus des exportations de cette filière ont connu une baisse drastique passant de 4,5 milliards de FCFA en 2008 à 1,6 milliard en 2013. En cause, la qualité des peaux, la concurrence des circuits informels, l’absence d’une industrie de maroquinerie,… Avec l’insurrection, la société Tan Aliz a procédé à de nombreux licenciements. Cette situation a du même coup eu de nombreuses répercussions sur la filière. Aujourd’hui, le secteur doit être relancé car le Burkina Faso regorge de grandes potentialités en matière d’élevage et donc, de cuirs et peaux. Ces cuirs et peaux occupent également une place importante dans la vie socio-économique et culturelle des populations : fabrication de chaussures, d’instruments de musique (tam – tam, tambours djembé etc.), objets d’art (boites à bijoux, objets décoratifs) et de divers autres objets (ceintures, mallettes, valises, étuis, etc.).

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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