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Croissance économique : Les contraintes des secteurs porteurs

Les économistes distinguent en général trois grands secteurs économiques. Le secteur primaire regroupe l’ensemble des activités économiques concourant à la production de matières premières. Le secteur secondaire regroupe l’ensemble des activités économiques industrielles concourant à la transformation des matières premières en biens de consommation et de production. Le secteur tertiaire comprend l’ensemble des activités économiques concourant à la fourniture de biens immatériels aux individus, aux collectivités ou aux entreprises.
Pour un entrepreneur, un secteur économiquement porteur est celui dans lequel l’opérateur, en présence de potentialités (demande ou ressources naturelles), peut tirer de façon substantielle et durable des profits de son investissement. Ce secteur fortifie également le tissu économique et social d’un pays, tout en étant source de forte valeur ajoutée pour l’économie nationale.
Une étude de la maison de l’entreprise a identifié environ quinze (15) secteurs porteurs au Burkina Faso. Il en est ainsi du secteur de l’agriculture : l’agriculture vivrière (fruits et légumes, céréales et tubercules, épices) et l’agriculture de rente (plantes oléagineuses, coton, autres cultures de rente) ; du secteur de l’élevage (élevage, viandes et produits de la pêche, cuirs et peaux, lait etc.) du secteur de la pêche, pisciculture, aquaculture. Sont aussi répertoriés la filature du coton et le tissage ; la transformation des sous produits de coton (huile et tourteaux) ; la transformation des céréales (riz, maïs et sorgho) ; la transformation des fruits et légumes (jus, confiture, concentrés de tomate, boissons alcoolisées ; le conditionnement et la commercialisation des fruits et légumes ; la commercialisation du maïs et du niébé, la transformation des oléagineux (huile, beurre, crème et tourteaux). La transformation des sous produits de l’élevage (viande, lait, œufs, cuirs et peaux) ; la fabrication d’outils de production (agricole et industriel) ; l’hôtellerie et la restauration ; l’artisanat ; l’intermédiation financière ; les mines, le secteur des services ne sont pas en reste.
A ces secteurs classiques, il convient d’ajouter le secteur de la nouvelle économie qui regroupe les activités liées aux TIC qui produisent des biens matériels (matériels informatiques, matériels de télécommunication, réseaux, etc.) et surtout des biens immatériels (logiciels, services sur Internet et le Web, portails, moteurs de recherche, multimédia, etc.). Ces « services en ligne » donnent lieu aujourd’hui à la création d’entreprises virtuelles qui n’existent que sur Internet.
Contraintes majeures
Les secteurs porteurs font face à une diversité de contraintes. On enregistre ainsi la faiblesse et l’irrégularité de la pluviométrie, la faiblesse du niveau de développement du capital humain et les méthodes archaïques de production (analphabétisme), l’insuffisance d’infrastructures et de services d’accompagnement (transport, stockage, conditionnement, commercialisation, vulgarisation agricole), les coûts des facteurs de production particulièrement élevés (électricité, transport, main d’œuvre) ; l’accès difficile au crédit qui restreint considérablement le potentiel d’expansion industrielle en particulier pour les PME et la création d’entreprises nouvelles ; l’étroitesse du marché national, une fiscalité peu incitative et une incapacité de la production nationale à répondre aux besoins du marché national,… Les efforts de modernisation et d’assainissement du climat des affaires doivent donc se poursuivre pour une meilleure compétitivité des entreprises burkinabè au plan national et international.
Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso.com/ ecodafrik.com

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