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Cri de coeur : «Il faut sauver la mine de Perkoa»

Ceci est un cri de cœur d’un citoyen sur la situation que vit actuellement la mine de zinc de Perkoa, bloquée depuis le lundi 31 août 2015 par les populations en colère.

Alerte maximale au premier Ministre Isaac Zida et au Président du CNT Chérif Sy:

ŒUVRER URGEMMENT A SAUVER LA MINE DE ZINC DE PERKOA DANS L’INPASSE BLOQUEE PAR LES POPULATIONS.

Une perte de plus de plus de 4 milliards Francs CFA enregistrée en trois jours, la mine de Perkoa est à son quatrième jour de blocage, demain le quatrième par les populations de ladite localité. Le 19 aout dernier, le chef du village en compagnie de 5 jeunes avaient lancé un ultimatum au Directeur Général de Nantou Mining de verser au village dans un délai de 6 jours la somme de 7 millions de Francs CFA. Délai inspiré, les habitants du village ont mis à exécution leur menace en procédant au blocage de l’accès de l’entrée de la mine depuis le 31 aout.

La mine qui connait des difficultés financières à cause de la chute du prix du zinc sur le marché est sérieusement menacée de fermeture si les autorités burkinabè notamment le premier ministre, le président du CNT ne prennent pas leurs responsabilités en interpellant les uns et les autres face à cette grave cette situation.

Au départ, la population qui avait décrié la gestion de la Fondation Nantou qui est une structure associative parce qu’elle n’a pas investi dans le village de Perkoa suite à des révélations faites par les députés du CNT lors de leur passage et qui avaient fait un jour de grève ont durci leur position.

Pour eux, le nouveau code minier est une forme de business où l’Etat va prendre les 1% du chiffre d’affaires auprès de la mine et eux ils ne vont jamais bénéficier de cet argent expliquent les jeunes leaders du mouvement.

Un leader du mouvement qui a requis l’anonymat soutient : « Si la mine veut payer l’argent à l’Etat ça n’engage que la mine, nous on veut notre part ». C’est pourquoi ils réclament que la société Nantou Mining leur verse directement 7 millions de Francs CFA par mois pour constituer un fonds d’appui social qui servira à améliorer les conditions de vie des populations. « Autre, nous exigeons que la société Nantou recrute 2000 jeunes du village pour travailler à la mine » réclame un jeune manifestant. Pourtant au mois de mai 2015, un protocole d’accord avait été signé entre le village et la mine des mains du chef du village de Perkoa Bado Balili Rémy, le président du comité jeunes Bado Bali Xavier et le Directeur Général de Nantou Mining document dont nous avons eu vent à travers un jeune leader de Perkoa qui travaille à la mine.

Ce protocole d’accord qui a été l’aboutissement d’un consensus entre la population et la mine prévoit la construction d’un Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) déjà réalisé et fonctionnel depuis aout 2014, un centre d’alphabétisation dont la construction est achevée, trois forages fonctionnels qui ravitaillent le village en eau potable depuis juillet 2015, une maison des jeunes et un Collège dont les travaux doivent s’achever en 2016, avait rapporté l’observateur Paalga dans une de ses éditions de mai 2015.

Le directeur de la mine a réitéré l’engagement de la société à tenir tous ces projets. Ce qui est regrettable, c’est que l’activité de la mine est bloquée à cause de revendications initiales portées sur la Fondation.

Ce sont des emplois qui sont menacés. Si cette mine venait à se fermer, ce sera une perte énorme pour toute l’économie burkinabè, des chômeurs qui vont grossir le nombre des sans-emplois. Chose grave, les travailleurs bloqués à l’intérieur de la mine depuis quelques jours sont en danger et ils commencent à manquer de nourriture.

Oliver Zongo
burkina24.com

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